Fiche Personne
Musique Théâtre Cinéma/TV Danse

Hassen Ferhani

Réalisateur/trice, Ingénieur du son, Acteur/trice, Scénariste, Directeur/trice de la photo, Monteur/se
Algérie

Français

Réalisateur, scénariste, metteur en scène de théâtre, monteur, acteur, directeur de la photo algérien.

Hassen Ferhani est un cinéaste algérien né à Alger en 1986. Installé entre l'Algérie et la France, il s'est imposé comme l'une des voix les plus singulières du documentaire maghrébin contemporain, travaillant à la frontière poreuse entre documentaire et fiction. Dès ses premiers films, il développe un cinéma d'observation fait de patience, d'écoute et d'attention aux détails, où les lieux et les corps sont filmés comme des espaces de résistance et de réinvention.



Après des études et des ateliers de cinéma, il signe plusieurs courts et moyens métrages qui circulent rapidement dans les festivals. Parmi eux, Bays of Algiers (2006) et Le Vol du 140 (2008) annoncent déjà son intérêt pour Alger et pour les gestes quotidiens. Avec 1/2 Afric Hotel (2010) - parfois cité simplement comme Afric Hotel - puis Tarzan, Don Quichotte et nous (2013), présenté à Visions du Réel, il est repéré comme l'une des figures émergentes d'un cinéma algérien qui interroge la mémoire, la jeunesse et les transformations du pays à travers des dispositifs extrêmement simples et une grande proximité avec les personnes filmées.



Son long métrage Roundabout in My Head (2015) le fait connaître à un public plus large en suivant les ouvriers d'un abattoir d'Alger, dans un espace à la fois clos et traversé par les rêves, les conversations et les imaginaires. Il y affine une manière très personnelle de filmer le temps, la nuit, les silences et la parole, qui deviendra l'une des signatures de son travail. Cette exploration se prolonge avec 143, rue du Désert (2019), tourné dans une station-service au bord d'une route saharienne, portrait d'une femme et de ceux qui passent par ce lieu, récompensé notamment à Locarno où il obtient un Léopard d'argent.



Avec Alea Jacarandas (2026), présenté en première mondiale à Visions du Réel et lauréat du Prix de la Compétition Burning Lights, Ferhani revient à Alger et à sa propre histoire familiale. En suivant la piste de son père Ameziane, journaliste, intellectuel et amoureux de la ville, il fait des jacarandas - arbres aux fleurs violettes apparus mystérieusement dans la capitale - les guides d'une enquête intime et politique. Le film mêle archives, notes, déambulations et entretiens pour interroger la transmission, l'amour, la beauté et la façon dont un regard peut résister au désenchantement. Alea Jacarandas prolonge ainsi sa réflexion sur le lien entre un lieu, ceux qui l'habitent et la manière de les filmer.



Tout au long de sa filmographie, Hassen Ferhani cultive un rapport profondément éthique aux personnes filmées, privilégiant la durée, le face-à-face et un cadre qui laisse place à l'imprévisible. Ses films sont régulièrement montrés et récompensés dans de grands festivals internationaux (Locarno, Visions du Réel, etc.) et participent au renouvellement du cinéma documentaire algérien, en l'inscrivant dans une perspective à la fois locale et universelle.




FILMOGRAPHIE
2025 - Alea Jacarandas
2019 - 143 rue du désert / 143 Sahara Street
2015 - Fi rassi rond-point / Dans ma tête un rond-point / Roundabout in my Head
2013 - Tarzan, Don Quichotte et nous
2009 - Afric Hotel
2006 - Les baies d'Alger

English

Algerian Filmaker, stage Director, Actor.

Hassen Ferhani is an Algerian filmmaker born in Algiers in 1986. Living and working between Algeria and France, he has emerged as one of the most distinctive voices in contemporary Maghrebi documentary cinema, constantly blurring the line between documentary and fiction. From his early works onward, he has developed a cinema of observation grounded in patience, close listening and attention to detail, in which places and bodies are filmed as spaces of resistance and reinvention.



After training and participating in various film workshops, he directed several short and mid-length films that quickly circulated in festivals. Works such as Bays of Algiers (2006) and Le Vol du 140 (2008) already reveal his strong attachment to Algiers and to everyday gestures. With 1/2 Afric Hotel (2010) - often referred to simply as Afric Hotel - and Tarzan, Don Quixote and Us (2013), shown at Visions du Réel, he is recognized as a key emerging voice in Algerian cinema, exploring memory, youth and social change through very simple setups and an intimate proximity to the people he films.



His feature-length film Roundabout in My Head (2015) introduced him to a wider audience by following the workers of an Algiers slaughterhouse, a closed yet porous space criss-crossed by dreams, conversations and imagination. There he sharpened a very personal way of filming time, night, silence and speech, which became a hallmark of his work. This approach continued with 143, rue du Désert (2019), shot in a gas station along a Saharan road, a portrait of a woman and of those who pass through this place, which received several awards including a Silver Leopard at Locarno.



With Alea Jacarandas (2026), which had its world premiere at Visions du Réel and won the Burning Lights Competition Award, Ferhani returns to Algiers and to his own family story. Following the trail of his father Ameziane, a journalist, intellectual and lover of the city, he turns jacaranda trees - with their mysteriously appearing purple blossoms - into guides for an intimate and political investigation. Blending archives, notebooks, wanderings and interviews, the film questions transmission, love, beauty and the ways a gaze can resist disenchantment. Alea Jacarandas thus extends his ongoing reflection on the relationship between a place, those who inhabit it and how they can be filmed.



Throughout his filmography, Hassen Ferhani maintains a deeply ethical relationship with his subjects, favouring duration, face-to-face encounters and framing that leaves room for the unexpected. His films are regularly screened and awarded at major international festivals (Locarno, Visions du Réel, and others) and contribute to the renewal of Algerian documentary cinema, situating it within both a local and a universal perspective.


FILMOGRAPHY
2019 - 143 rue du désert / 143 Sahara Street
2015 - Fi rassi rond-point / Dans ma tête un rond-point / Roundabout in my Head
2013 - Tarzan, Don Quichotte et nous
2009 - Afric Hotel
2006 - Les baies d'Alger

_____________

DE
Hassen FERHANI, 1986 in Algier geboren, realisierte 2006 seinen ersten Film: Les Baies d'Alger. Er nahm an Université d'été von La Fémis teil, realisierte in Co-Regie Afric Hotel (2011), um dann Tarzan, Don Quichotte et nous (2013) zu drehen, den er am Visions du Réel, am FIDMarseille und in Locarno präsentierte und in dem er bereits sein Interesse für den Dokumentarfilm an der Grenze zur Fiktion bekundete. Fi rassi rond-point (Roundabout in My Head, 2015), der in den Schlachthäusern Algiers entstand, war sein erster Langfilm.

FILMOGRAPHY
2019 - 143 rue du désert / 143 Sahara Street
2015 - Fi rassi rond-point / Dans ma tête un rond-point / Roundabout in my Head
2013 - Tarzan, Don Quichotte et nous
2009 - Afric Hotel
2006 - Les baies d'Alger

Quelle:
www.locarnofestival.ch/de/pardo/program/archive/2019/person?pid=817894&eid=72&


________

IT

Nato ad Algeri nel 1986, Hassen Ferhani ha realizzato il suo primo film, Les Baies d'Alger, nel 2006. Ha frequentato l'Université d'été de La Fémis e co-realizzato Afric Hotel (2011), quindi ha firmato Tarzan, Don Quichotte et nous (2013), presentato a Visions du Réel, al FIDMarseille e a Locarno, nel quale ha confermato il suo interesse per un documentario ai confini della finzione. Nel 2015 ha girato il suo primo lungometraggio, Fi rassi rond-point (Roundabout in My Head).

2019 - 143 rue du désert / 143 Sahara Street
2015 - Fi rassi rond-point / Dans ma tête un rond-point / Roundabout in my Head
2013 - Tarzan, Don Quichotte et nous
2009 - Afric Hotel
2006 - Les baies d'Alger

Source:
www.locarnofestival.ch/it/pardo/program/archive/2019/person?pid=817894&eid=72&

Português

Hassen Ferhani é um cineasta argelino nascido em Argel em 1986. Dividindo-se entre a Argélia e a França, afirmou-se como uma das vozes mais marcantes do documentário magrebino contemporâneo, trabalhando frequentemente na fronteira fluida entre documentário e ficção. Desde os primeiros filmes, desenvolve um cinema de observação baseado na paciência, na escuta e na atenção ao detalhe, em que lugares e corpos são filmados como espaços de resistência e de reinvenção.



Depois de formação e de vários ateliers de cinema, realiza curtas e médias-metragens que rapidamente circulam em festivais. Obras como Bays of Algiers (2006) e Le Vol du 140 (2008) revelam já o seu apego a Argel e aos gestos do quotidiano. Com 1/2 Afric Hotel (2010) - muitas vezes referido simplesmente como Afric Hotel - e Tarzan, Don Quichotte et nous (2013), apresentado no Visions du Réel, é identificado como uma figura emergente do novo cinema argelino, interrogando a memória, a juventude e as transformações do país através de dispositivos simples e de uma grande proximidade com as pessoas filmadas.



A longa-metragem Roundabout in My Head (2015) dá-lhe uma maior notoriedade ao seguir os trabalhadores de um matadouro em Argel, espaço fechado mas atravessado por sonhos, conversas e imaginação. Aí afina uma maneira muito pessoal de filmar o tempo, a noite, os silêncios e a palavra, que se tornará uma das marcas do seu trabalho. Esta abordagem prossegue com 143, rue du Désert (2019), filmado numa bomba de gasolina à beira de uma estrada do Sara, retrato de uma mulher e de quem passa por aquele lugar, premiado em vários festivais, incluindo um Leopardo de Prata em Locarno.



Com Alea Jacarandas (2026), estreado mundialmente no Visions du Réel e vencedor do Prémio da Competição Burning Lights, Ferhani regressa a Argel e à sua própria história familiar. Seguindo o rastro do pai, Ameziane - jornalista, intelectual e grande amante da cidade - transforma as jacarandás, árvores de flores roxas que surgem misteriosamente pela capital, em guias de uma investigação íntima e política. Misturando arquivos, cadernos, deambulações e entrevistas, o filme interroga a transmissão, o amor, a beleza e o modo como um olhar pode resistir ao desencanto. Alea Jacarandas prolonga assim a sua reflexão sobre o vínculo entre um lugar, aqueles que o habitam e a forma de os filmar.



Ao longo da filmografia, Hassen Ferhani cultiva uma relação profundamente ética com as pessoas filmadas, privilegiando a duração, o face-a-face e um enquadramento que deixa espaço ao imprevisto. Os seus filmes são regularmente projectados e premiados em grandes festivais internacionais (Locarno, Visions du Réel, entre outros) e contribuem para a renovação do documentário argelino, inscrevendo-o numa perspectiva simultaneamente local e universal.

Español

Hassen Ferhani es un cineasta argelino nacido en Argel en 1986. Entre Argelia y Francia, se ha consolidado como una de las voces más destacadas del documental magrebí contemporáneo, trabajando a menudo en la frontera difusa entre documental y ficción. Desde sus primeras obras, desarrolla un cine de observación basado en la paciencia, la escucha y la atención al detalle, en el que los lugares y los cuerpos se filman como espacios de resistencia y de reinvención.



Tras su formación y la participación en diversos talleres de cine, realiza cortos y mediometrajes que circulan rápidamente por festivales. Películas como Bays of Algiers (2006) y Le Vol du 140 (2008) revelan ya su fuerte vínculo con Argel y con los gestos cotidianos. Con 1/2 Afric Hotel (2010) - a menudo mencionado simplemente como Afric Hotel - y Tarzan, Don Quichotte et nous (2013), presentado en Visions du Réel, es reconocido como una figura emergente del nuevo cine argelino, interrogando la memoria, la juventud y las transformaciones del país mediante dispositivos muy sencillos y una gran proximidad con las personas filmadas.



Su largometraje Roundabout in My Head (2015) lo da a conocer a un público más amplio al seguir a los trabajadores de un matadero de Argel, un espacio cerrado pero atravesado por sueños, conversaciones e imaginarios. Allí afina una forma muy personal de filmar el tiempo, la noche, los silencios y la palabra, que se convertirá en una de las señas de identidad de su cine. Esta búsqueda continúa con 143, rue du Désert (2019), rodada en una gasolinera al borde de una carretera sahariana, retrato de una mujer y de quienes pasan por ese lugar, premiada en numerosos festivales, entre ellos Locarno, donde obtiene un Leopardo de Plata.



Con Alea Jacarandas (2026), estrenada mundialmente en Visions du Réel y ganadora del Premio de la Competición Burning Lights, Ferhani regresa a Argel y a su propia historia familiar. Siguiendo el rastro de su padre Ameziane, periodista, intelectual y enamorado de la ciudad, convierte los jacarandás - árboles de flores violetas que han aparecido misteriosamente en la capital - en guías de una investigación íntima y política. Mezclando archivos, cuadernos, deambulaciones y entrevistas, la película interroga la transmisión, el amor, la belleza y la manera en que una mirada puede resistir al desencanto. Alea Jacarandas prolonga así su reflexión sobre la relación entre un lugar, quienes lo habitan y la forma de filmarlos.



A lo largo de su filmografía, Hassen Ferhani mantiene una relación profundamente ética con sus protagonistas, privilegiando la duración, el cara a cara y un encuadre que deja espacio para lo imprevisto. Sus películas se proyectan y premian regularmente en grandes festivales internacionales (Locarno, Visions du Réel, entre otros) y contribuyen a la renovación del documental argelino, situándolo en una perspectiva a la vez local y universal.

Films(s)
Partager :