Fiche Structure
Histoire/société
Association Soleil
Adresse : 7 rue pecquay 75004 paris 75004 Paris
Pays concerné : France
Téléphone(s) : 01 48 87 04 01

Français

Le Mali , pays d'Afrique de l'Ouest, possède un riche réservoir de styles et de techniques. Cependant, les artistes maliens ont des difficultés à produire leur art et trouver des vitrines d'expositions.

C'est pourquoi, nous avons créé l'association Soleil (initiative franco-malienne), loi 1901 à but non lucratif , son objectif est de promouvoir les œuvres d'artistes maliens. Huit artistes sont à l'heure actuelle à Bamako membres actifs de l'association dont deux femmes : Tary Keita et Sira Sissoko .

Ils ont été choisis pour leurs talents , leurs créativités , leurs motivations et pour leurs parcours et la plupart sont diplômés de l'Institut National des Arts de Bamako (INA).

Depuis sa création , en juin 2003 , l'association Soleil a créé une galerie au Mali (Bamako) dans le but de réunir les artistes et depuis ne cesse d' animer des ateliers , de présenter les œuvres par des manifestations et des expositions tout au long de l'année en France. Nous souhaitons aujourd'hui poursuivre cet effort afin de promouvoir l'art contemporain malien en dehors de ses frontières.

Notre projet s'articule autour de l'organisation de nouvelles expositions et d'échanges interculturels. L'association Soleil privilégie aussi la venue des artistes en Europe pour leur donner la parole à travers des ateliers, des échanges et des visites culturelles . Ce développement passera aussi par l'amélioration du site Internet pour offrir une plus grande visibilité et une meilleure interactivité .

Pour cette nouvelle impulsion, nous recherchons des mécènes , des donateurs , ainsi que de nouveaux partenaires institutionnels ou privés . L'association Soleil souhaite ainsi ouvrir la communication entre l'Art et le public .




Le mali est un carrefour de civilisations et un creuset où se fondent populations noires et blanches. Les principales ethnies sont : les Bamanan, les Fulfudé (peul), les Songhaï, les Malinké, les Soninké, les Khassonké, les Dogon, les Bozo, les Sénoufo, les Minianka, les bobos, les Touareg, les Maures et les arabes.
Chaque ethnies possède sa propre expression culturelle et ses pratiques artisanales ce qui permet d’avoir une grande diversité.

En 1960, le régime socialiste de la première République du Mali, s’est évertué à revaloriser le patrimoine culturel national en rapprochant toutes les pratiques culturelles. Cette politique fut axée sur trois domaines en priorité : l’expression artistique, l’enseignement d’artistes et la création d’œuvres artistiques capable de renouveler le patrimoine.

La première structure d’enseignement envisagée pour les artisans du Mali, s’appelait l’Ecole des Artisans du Mali. Elle fut créée en 1960 à l’emplacement actuel de la Maison des Artisans. Pendant ces premières années, cette école m’est en place des ateliers de production et de rencontre des artisans.
Ainsi en 1963, elle devint l’Institut National des Arts, établissement d’enseignement secondaire et professionnel, dépendant du Ministère de la Culture. Cette nouvelle structure fut chargée de donner un enseignement artistiques : la musique, les arts plastiques, des métiers d’arts (forge, maroquinerie, bijouterie, menuiserie ébénisterie, tissage).


Histoire de la peinture

La peinture sur support "à accrocher" (tableau) n'a pas de tradition au Mali. Elle a commencé seulement après l'indépendance. La peinture traditionnelle qui existait est essentiellement décorative.
Monochromes et polychromes, ces décors ornaient des objets (masques, statuettes, fétiches etc.), des constructions en terre (sanctuaires, maisons), des tissus (pagnes ou habits divers) et quelques fois des lieux naturels où se déroulent des cérémonies rituelles (grottes).
Dans le cas des masques et des statuettes le travail du peintre est fait par le sculpteur; selon que le masque ou la statuette soit destiné à un sacrifice ou à une cérémonie récréative les motifs et les couleurs varient. Ainsi les marionnettes qui dansent sont souvent multicolores et les motifs libres. Tandis que les masques sacrés sont toujours sans grand éclat. Quant à la peinture rupestre sa tradition est attestée par de très anciennes peintures comme celle de songo (en pays dogon) et celles de Togombéré (région de Kayes). Si les premières sont l'œuvre, chaque fois renouvelée, des circoncis du village, les deuxièmes (non datées) seraient l'œuvre de chasseurs qui laissaient libre cours à leur imagination sur un flanc de colline lorsque la chasse était bonne.
Dans le domaine de la peinture sur tissus, une seule de ses formes est parvenue jusqu'à notre époque : le bogolan.
La première génération de peintres sortis de l'Institut National des Arts dont Mamadou SOME, Alpha yaya DIARRA, a produit des œuvres d'un réalisme socio-politique à la soviétique qui n'ont pas vraiment marqué l'histoire de la peinture au Mali.
Quelques personnalités fortes qui ont pu poursuivre des études supérieures dans les pays socialistes, notamment à cuba et en ex -URSS, ont réussi à se hisser sur le marché de l'art (Ismaël DIABATE) et y demeurent (Abdoulaye KONATE).
La réussite de ces derniers a été un coup de pouce pour bon nombre de jeunes sortants de l'INA. Bréhima KONE, Modibo Franky DIALLO, Mohamed HAÏDARA, Sénou FOFANA, Abdou OUOLOGUEM et quelques autres tentent de sortir du carcan réaliste. Avec quelques peintres autodidactes (Thierno DIALLO, KELLY et Sinaly) ils annoncent une production mature pour les années à venir.




La sculpture au Mali

Au Mali, l'origine de la sculpture est liée à l'origine des premières religions polythéistes dont l'animisme. Cette religion intégrait dans ses activités des objets comme supports des forces occultes dont dépend toute chose dans l'univers.
Ces objets sont des masques, des statues ou des marionnettes qui sont confectionnés par les forgerons. Initialement celui-ci est, dans la division sociale du travail un homme de caste chargé de la fabrication des outils de travail et des parures des femmes. Ils fabriquaient des dabas, des haches, des alênes etc. Et leurs femmes étaient des potières qui travaillaient l'argile et la pierre : les objets de la poterie sont destinés aux usages domestiques (marmite, jarre à eau, plats etc.)
La sculpture du bois est apparue donc comme un art religieux dès le départ : les masques représentent très souvent des animaux sauvages peuplant les mythes, légendes et contes ethniques.
Selon la cosmogonie sénoufo l'homme vivait tout d'abord de cueillette, chasse et de pêche. L'homme n'apprit à cultiver la terre qu'après l'apparition du "Tjiwara".
Un jour qu'il dormait à l'ombre d'un fromager (banansoun), un homme fut réveillé par un être mystérieux. A la vue de cet être, l'homme prit peur. L'être bizarre lui dit alors "petit homme pourquoi ne travailles-tu pas la terre ?" et lui remit une gourde en ajoutant avant de disparaître "prend cette gourde et tâche de la remplir de ta sueur avant une semaine. Je reviendrais te voir si tu n'y es pas arrivé, tu mourras. Alors mets-toi au travail, laboure la terre petit homme". Et l'étrange être disparut.
Tous les jours de la semaine l'homme laboura et remplit la gourde de sueur. Mais lorsqu'il revenait le lendemain, il retrouvait la gourde sèche. A la fin de la semaine, le tortionnaire revint et dit à l'homme "je vois que tu as bien travaillé alors je te laisse la vie sauve. La gourde est vide mais ce n'est pas grave. Je tenais à t'apprendre à travailler la terre".
L'homme de retour au village sculpta une forme dans le bois ressemblant à l'être étrange qu'il rencontra et son masque fut appelé tjiwara (du bambara tji qui veut dire travailler, cultiver et wara le lion, symbole de la force). La fête du tjiwara a lieu avant les semailles et après chaque moisson. Quant aux statues et statuettes elles servent comme fétiches et représentent des esprits protecteurs.
Les marionnettes figurent soient des animaux ou des personnages de contes populaires. Tous les objets sculptés sont colorés à l'aide de colorants naturels : Kaolin pour le blanc, charbon de bois pour le noir, l'ocre est obtenue à partir de roches et le rouge de tiges de mil rouge.
Aujourd'hui l'artisanat est un artisanat d'aéroports et s'occupe de fabriquer les copies des masques et statuettes les plus demandés. Bon nombre de ces artisans sculpteurs sont des forgerons qui face au marché florissant de la sculpture se sont consacré uniquement à la taille du bois. Si les objets de cet artisanat sont pour la plupart des copies, ils sont également fabriqués en série.
Mais la sculpture au Mali c'est aussi l'Ecole Nationale des Arts. Il s'agit d'une sculpture académique qui se veut créative. Quelques figures émergent par la qualité de leur travail et la régularité de leur production : Damy Théra, Amaguiré Dolo, Yaya Coulibaly, Dicko.
Quelques autodidactes qui ont une démarche artistique véritable suivent la voie tracée par les premiers, Thierno Diallo, Modibo Keïta, Ibou N'diaye.