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réalisateur/trice, scénariste
imprimer | retour Edouard DE LAUROT Pologne

À l'instar de celui de René Vautier, le trajet du cinéaste polonais Edouard de Laurot mène directement des combats de la Résistance durant la Seconde Guerre Mondiale aux luttes de Libération des années 1960 et 1970. Dans un entretien intitulé "Yves de Laurot defines Cinema engagé", Edouard de Laurot raconte : "la première fois que j'ai tenu une caméra dans ma main, ce fut à la fin de la guerre, j'étais un jeune adolescent. Nous avons capturé un tank allemand et à l'intérieur - en plus des équipements habituels - nous avons trouvé une Arriflex 35mm de combat. Alors nous avons expliqué aux soldats que nous leur laisserions la vie s'ils nous apprenaient à nous servir de cette caméra. Il y avait un mitrailleur autrichien tout tremblant et pas très convaincu que nous l'épargnerions. Mais nous l'avons fait, et il nous a appris." (Cinéaste, Spring 1970). Le lien inaugural entre cinéma et combat ne se dénouera plus : pour Edouard de Laurot la caméra est une arme, et il ne cessera de défendre, théoriser et illustrer ce qu'il appelle, d'un terme français, le "Cinéma Engagé". De Laurot réalise deux films : Black Liberation (1967), Listen America ! (1968). Il laisse aussi un nombre considérable d'articles, de scénarios, de rushes et d'initiatives encore largement méconnus, en dépit du caractère tout à la fois pionnier, cohérent et foisonnant de son parcours.

Source :
Nicole Brenez (historienne et programmatrice, Professeur de cinéma à l'université de Paris 3 - Sorbonne Nouvelle).




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