Fiche Personne
Arts plastiques
Carla Peairo
Peintre
Angola
Site web : www.carlapeairo.ch
Français
Née en 1961 en Angola à Benguela, Carla a passé une grande partie de son enfance au bord de la mer. Son intérêt pour le dessin et la peinture a commencé vers l'âge de 13-14 ans et son engouement à transmettre l'Afrique par sa palette de couleurs chaudes l'a amené à réaliser plus de quarante expositions.
Formation de dessin, peinture et décoration à L'Ecole Industrielle de Benguela, fréquence de l'Institut Supérieur de Sciences de l'Education à Lubango, où elle donne des cours de dessin et d'anglais. A collaborée avec la Brigade Juvénile Littéraire de Huíla ainsi que avec le groupe culturel Trio Mensagem.
En 1983, elle part à Lisbonne et est admise au Centre d'Art et Communication Visuelle AR.CO où elle complète sa formation de dessin artistique et fréquente l'atelier de peinture de la Société Nationale des Beaux Arts. Plus tard, elle émigre en Suisse s'installe à Neuchâtel où elle continue de donner libre cours à sa passion, la peinture. Ses ?uvres sont représentées dans plusieurs collections privées et publiques internationales : Angola, Sénégal, Portugal, Brésil, Suisse, France, Allemagne, Danemark, Norvège, Angleterre, Etats-Unis, ainsi que dans plusieurs catalogues, revues et journaux.
Elle est membre de l'Union National des Artistes Plastiques de l'Angola et de la Société des Artistes Africains de Suisse.
L'Univers de Carla
Au-delà du mythe de la création où s'enchevêtrent réalités, dissonances de la guerre, croyances ancestrales et images d'enfance, la peinture de Carla Peairo ainsi que la définit António de Maues-Colaço (1), est une fulgurante de tonalités lumineuses du Sud de l'Angola...nous extasiant de suaves et tièdes scintillations... C'est une dialectique chromatique harmonieuse et parfois conflictuelle, au travers d'un jeu intérieur de souvenirs et de racines, de cette ambiance magique qui nous séduit et nous relie aux tropiques.
Ne nous arrêtons pas au tropisme des couleurs et considérons l'ensemble de l'?uvre de Carla comme puisant l'essentiel de son argumentaire dans la société angolaise et gardant un espoir dans le fondement de la personnalité angolaise.
Dans les toiles de Carla Peairo, on retrouve l'histoire du peuple angolais qui depuis plusieurs
décennies vit quotidiennement avec la famine, la misère, la mort?Elles racontent l'histoire d'un peuple martyrisé par la guerre mais encore joyeux et plein d'espoir. Les toiles de Carla Peairo racontent cette histoire, mais aussi l'histoire d'un peuple qui malgré tout, possède encore une âme naïve où la musique des tambours se propage dans la nature, se transformant en rituels mêlés de sacré et de profane, en parfaite harmonie?et les langoureux et ensoleillés après-midi, qui composent le paysage africain, se reflètent dans les couleurs et dans les personnages, sensuels, mystérieux, ondulants, mais aussi maternels (2).
On peut percevoir une dichotomie factuelle dans sa manière de peindre eu égard à sa situation d'immigrée et à celle de son pays d'origine. Ici la symbolique du miroir est parfaitement opérante.
Elle donne ainsi à voir les effets néfastes de la guerre à travers des ?uvres dont les contrastes rappellent singulièrement la grisaille d'un état de désolation à nul autre pareil avec sa cohorte d'indigence : Exodo (mixte s/toile, 1995), Deambulando (mixte s/toile, 1996).
Puis la renaissance symbolique par le jeu passionnel d'images mixtes (papier mâché, tissus pour accentuer les reliefs et peinture) vantant la Genèse, témoins liminaires de sa production. Des toiles acryliques aux couleurs bistres où se chevauchent allègrement des tons contrastés de noir et de liserés blancs pour un soulignement de formes surréalistes.
Aquarelliste qui regarde son monde par transparence : Batuque (aquarelle 1998) qui sonne le rassemblement, L'oiseau (aquarelle 1998), musicien multi instrumentiste, Freedom (aquarelle, 1998) symbolique de la dénonciation de l'état de guerre permanent en Angola et flamboyance d'une liberté retrouvée dans l'ailleurs, projection d'un désir non contenu de voir la paix et la réconciliation, arrivées en terre d'Angola. C'est aussi l'amour qui n'aura jamais déserté les c?urs angolais - comme celui des êtres humains de tous horizons:
Le Baiser (aquarelle 1998). Aurait-elle intégré le clan des Porteuses de rêves? (acrylique s/toile, 2002. Sa démarche de donner à connaitre la peinture de cette partie de l'Afrique, tend à le supposer. Particulièrement à travers les diverses expositions au cours desquelles elle donne à regarder des compositions dont elle voudrait qu'elles réconcilient les hommes dans leur grande majorité.
Seul un être ayant des expériences profondes et personnelles et aux sens bien éveillés serait capable de reproduire cette ambiance chromatique et ce tourbillon de formes et de luminosités que l'on peut admirer dans ces ?uvres. Carla Peairo expose déjà depuis 1985 et le plaisir de contempler ses ?uvres ne nous a été offert malheureusement que très récemment grâce à l'exposition organisée par l'Espace Littéraire Fernando Pessoa, et qui fit découvrir au grand public l'âme de l'Afrique, les désirs d'un peuple et les nuances de ses paysages (exprimés) à travers les toiles de l'artiste angolaise.
Mais d'autres ne tarderont pas à suivre l'exemple et à répandre/perpétuer la magie créée par cette artiste à la volonté de fer, et au mode de vie baigné de traditions, de formes et de couleurs (3).
1- Professeur de culture portugaise, Zanzibar, Tanzanie, 1985
2- Piedade Coelho, journaliste rdp, juin 2002
3- Mafalda Oleiro, Genève, septembre 2002
L'Arbre à Palabres No 15 - Paris, mai 2004, Benoist Lhoni
Dernières expositions :
2004
- Expose ses peintures à "Festineuch" le plus important festival de musique du Canton de Neuchâtel qui commémore cette année là le jour de L'Afrique du Sud et elle anime un atelier de peinture pour enfants sur le thème "Le Masque Africain". Elle a accueilli et travaillé en une seule journée avec plus de 120 enfants.
Cette expérience couronnée de succès elle l'a répète en collaboration avec l'Association Angolaise du Tessin dans le projet "Transguardi" à Lugano, Piazza Riforma. Les bénéfices de cette action furent versés en faveur des enfants défavorisés du foyer féminin de S?ur Bernadette à Lubango en Angola.
2006
- Participe à la "15ème Edition d'Europ'Art," Foire International d'Art à Genève.
Avec le patronage de la Représentation de L'Angola en Suisse, expose à la première édition de "TourismAfrica2006" à Palexpo, dans la Cité de Calvin.
La même année participe à l'exposition "Mémoires Vives" au Palais des Nations, dans le cadre du Colloque "Mémoire et Droits Humains" organisé par Fils-Lien Ely Thélot et sous le patronage de la Mission Permanente d'Haïti auprès de l'ONU à Genève.
2007
- Participe à l'exposition "VivAngola", avec le peintre et sculpteur angolais Jorge de Sousa Monteiro, une réalisation de la Galerie Quintessences d'Anaïs Laurent à Bevaix.
- En Commémoration du Jour de l' Héros National, Agostinho Neto, elle s'inspire de ses poèmes, peint le tableau intitulé "Paix en Afrique et dans le Monde, acrylique sur toile,2007, 200 x 100 cm" et l'expose à Fribourg le 22 septembre, lors dans colloque réalisé par la communauté angolaise en Suisse.
- En novembre de la même année, participe avec la Mission de l'Angola au Bazar International du Cercle Féminin des Nations Unies, dans le projet "Aide à l'Enfance défavorisée a travers le Monde" et elle réalise comme symbole le tableau "Childrens' Rights, acrylique sur toile, 2007, 120 x 100 cm".
2008
- Participe à l'exposition collective international "V Mostra d' Arte Mulher" en commémoration du jour international de la femme, une réalisation de la Galerie- Atelier Celamar de Marcela Costa à Luanda et est invité par le Dr. Zola, l'actuel Directeur de l'Ecole des Beaux-Arts N'Zingha Bandi, à animer une conférence sur le thème "L'influence des Arts Plastiques dans les Sociétés".
De juin à août de la même année, expose parmi 28 artistes angolais à l'Expo Universelle de Zaragoza en Espagne dans la Pavillon de l'Angola, sur le thème "Eau et Développement Durable".
2009
- "VI Mostra d'Arte Mulher, Galerie Celamar, Luanda-Angola
- "Racines" ArtAfriksuisse, Societé des artistes africains de Suisse, Bienne-Suisse
Formation de dessin, peinture et décoration à L'Ecole Industrielle de Benguela, fréquence de l'Institut Supérieur de Sciences de l'Education à Lubango, où elle donne des cours de dessin et d'anglais. A collaborée avec la Brigade Juvénile Littéraire de Huíla ainsi que avec le groupe culturel Trio Mensagem.
En 1983, elle part à Lisbonne et est admise au Centre d'Art et Communication Visuelle AR.CO où elle complète sa formation de dessin artistique et fréquente l'atelier de peinture de la Société Nationale des Beaux Arts. Plus tard, elle émigre en Suisse s'installe à Neuchâtel où elle continue de donner libre cours à sa passion, la peinture. Ses ?uvres sont représentées dans plusieurs collections privées et publiques internationales : Angola, Sénégal, Portugal, Brésil, Suisse, France, Allemagne, Danemark, Norvège, Angleterre, Etats-Unis, ainsi que dans plusieurs catalogues, revues et journaux.
Elle est membre de l'Union National des Artistes Plastiques de l'Angola et de la Société des Artistes Africains de Suisse.
L'Univers de Carla
Au-delà du mythe de la création où s'enchevêtrent réalités, dissonances de la guerre, croyances ancestrales et images d'enfance, la peinture de Carla Peairo ainsi que la définit António de Maues-Colaço (1), est une fulgurante de tonalités lumineuses du Sud de l'Angola...nous extasiant de suaves et tièdes scintillations... C'est une dialectique chromatique harmonieuse et parfois conflictuelle, au travers d'un jeu intérieur de souvenirs et de racines, de cette ambiance magique qui nous séduit et nous relie aux tropiques.
Ne nous arrêtons pas au tropisme des couleurs et considérons l'ensemble de l'?uvre de Carla comme puisant l'essentiel de son argumentaire dans la société angolaise et gardant un espoir dans le fondement de la personnalité angolaise.
Dans les toiles de Carla Peairo, on retrouve l'histoire du peuple angolais qui depuis plusieurs
décennies vit quotidiennement avec la famine, la misère, la mort?Elles racontent l'histoire d'un peuple martyrisé par la guerre mais encore joyeux et plein d'espoir. Les toiles de Carla Peairo racontent cette histoire, mais aussi l'histoire d'un peuple qui malgré tout, possède encore une âme naïve où la musique des tambours se propage dans la nature, se transformant en rituels mêlés de sacré et de profane, en parfaite harmonie?et les langoureux et ensoleillés après-midi, qui composent le paysage africain, se reflètent dans les couleurs et dans les personnages, sensuels, mystérieux, ondulants, mais aussi maternels (2).
On peut percevoir une dichotomie factuelle dans sa manière de peindre eu égard à sa situation d'immigrée et à celle de son pays d'origine. Ici la symbolique du miroir est parfaitement opérante.
Elle donne ainsi à voir les effets néfastes de la guerre à travers des ?uvres dont les contrastes rappellent singulièrement la grisaille d'un état de désolation à nul autre pareil avec sa cohorte d'indigence : Exodo (mixte s/toile, 1995), Deambulando (mixte s/toile, 1996).
Puis la renaissance symbolique par le jeu passionnel d'images mixtes (papier mâché, tissus pour accentuer les reliefs et peinture) vantant la Genèse, témoins liminaires de sa production. Des toiles acryliques aux couleurs bistres où se chevauchent allègrement des tons contrastés de noir et de liserés blancs pour un soulignement de formes surréalistes.
Aquarelliste qui regarde son monde par transparence : Batuque (aquarelle 1998) qui sonne le rassemblement, L'oiseau (aquarelle 1998), musicien multi instrumentiste, Freedom (aquarelle, 1998) symbolique de la dénonciation de l'état de guerre permanent en Angola et flamboyance d'une liberté retrouvée dans l'ailleurs, projection d'un désir non contenu de voir la paix et la réconciliation, arrivées en terre d'Angola. C'est aussi l'amour qui n'aura jamais déserté les c?urs angolais - comme celui des êtres humains de tous horizons:
Le Baiser (aquarelle 1998). Aurait-elle intégré le clan des Porteuses de rêves? (acrylique s/toile, 2002. Sa démarche de donner à connaitre la peinture de cette partie de l'Afrique, tend à le supposer. Particulièrement à travers les diverses expositions au cours desquelles elle donne à regarder des compositions dont elle voudrait qu'elles réconcilient les hommes dans leur grande majorité.
Seul un être ayant des expériences profondes et personnelles et aux sens bien éveillés serait capable de reproduire cette ambiance chromatique et ce tourbillon de formes et de luminosités que l'on peut admirer dans ces ?uvres. Carla Peairo expose déjà depuis 1985 et le plaisir de contempler ses ?uvres ne nous a été offert malheureusement que très récemment grâce à l'exposition organisée par l'Espace Littéraire Fernando Pessoa, et qui fit découvrir au grand public l'âme de l'Afrique, les désirs d'un peuple et les nuances de ses paysages (exprimés) à travers les toiles de l'artiste angolaise.
Mais d'autres ne tarderont pas à suivre l'exemple et à répandre/perpétuer la magie créée par cette artiste à la volonté de fer, et au mode de vie baigné de traditions, de formes et de couleurs (3).
1- Professeur de culture portugaise, Zanzibar, Tanzanie, 1985
2- Piedade Coelho, journaliste rdp, juin 2002
3- Mafalda Oleiro, Genève, septembre 2002
L'Arbre à Palabres No 15 - Paris, mai 2004, Benoist Lhoni
Dernières expositions :
2004
- Expose ses peintures à "Festineuch" le plus important festival de musique du Canton de Neuchâtel qui commémore cette année là le jour de L'Afrique du Sud et elle anime un atelier de peinture pour enfants sur le thème "Le Masque Africain". Elle a accueilli et travaillé en une seule journée avec plus de 120 enfants.
Cette expérience couronnée de succès elle l'a répète en collaboration avec l'Association Angolaise du Tessin dans le projet "Transguardi" à Lugano, Piazza Riforma. Les bénéfices de cette action furent versés en faveur des enfants défavorisés du foyer féminin de S?ur Bernadette à Lubango en Angola.
2006
- Participe à la "15ème Edition d'Europ'Art," Foire International d'Art à Genève.
Avec le patronage de la Représentation de L'Angola en Suisse, expose à la première édition de "TourismAfrica2006" à Palexpo, dans la Cité de Calvin.
La même année participe à l'exposition "Mémoires Vives" au Palais des Nations, dans le cadre du Colloque "Mémoire et Droits Humains" organisé par Fils-Lien Ely Thélot et sous le patronage de la Mission Permanente d'Haïti auprès de l'ONU à Genève.
2007
- Participe à l'exposition "VivAngola", avec le peintre et sculpteur angolais Jorge de Sousa Monteiro, une réalisation de la Galerie Quintessences d'Anaïs Laurent à Bevaix.
- En Commémoration du Jour de l' Héros National, Agostinho Neto, elle s'inspire de ses poèmes, peint le tableau intitulé "Paix en Afrique et dans le Monde, acrylique sur toile,2007, 200 x 100 cm" et l'expose à Fribourg le 22 septembre, lors dans colloque réalisé par la communauté angolaise en Suisse.
- En novembre de la même année, participe avec la Mission de l'Angola au Bazar International du Cercle Féminin des Nations Unies, dans le projet "Aide à l'Enfance défavorisée a travers le Monde" et elle réalise comme symbole le tableau "Childrens' Rights, acrylique sur toile, 2007, 120 x 100 cm".
2008
- Participe à l'exposition collective international "V Mostra d' Arte Mulher" en commémoration du jour international de la femme, une réalisation de la Galerie- Atelier Celamar de Marcela Costa à Luanda et est invité par le Dr. Zola, l'actuel Directeur de l'Ecole des Beaux-Arts N'Zingha Bandi, à animer une conférence sur le thème "L'influence des Arts Plastiques dans les Sociétés".
De juin à août de la même année, expose parmi 28 artistes angolais à l'Expo Universelle de Zaragoza en Espagne dans la Pavillon de l'Angola, sur le thème "Eau et Développement Durable".
2009
- "VI Mostra d'Arte Mulher, Galerie Celamar, Luanda-Angola
- "Racines" ArtAfriksuisse, Societé des artistes africains de Suisse, Bienne-Suisse
English
Carla Peairo is natural of Benguela-Angola, born in 1961. Soon in her life she revealed artistic talent and so following this direction naturally, she started to study drawing, painting and interior design at the Industrial School - and then in the High Education Science Institute, thence being able to perform as interior designer, social assistant, or teaching drawing and painting or either English language.
Her passion is to translate the spirit of Africa in her paintings. She realised until now more than forty exhibitions.
In 1983 she moved to Lisbon and worked in an advertising agency and in the textile branch : creation and modelling including programming, production control
At ARCO Art Center and Visual Communication she carried on studies on drawing, participated in workshops on graphic arts, modelling (argyle) as well as in the painting workshops from the National Society of Fine Arts.
She is member of the UNAP (Angola) and ArtAfrikSwiss.
Her canvases and other works count among many international private and public collections as: Angola, Senegal, Portugal, Switzerland, France, Germany, Brazil, Denmark, England., Norway and USA.
She now lives in Neuchâtel, Switzerland.
"I wish and hope that my works bear on the feelings of love for life, for the human societies solidarity, an aspiration of cohesion".
Carla's Universe
Beyond the creation myth where are intersectant realities ?, wars incongruity, ancestral beliefs and childhood images, her painting is "an astonishing irradiation of brilliant tonalities of the South Angola. It is a harmonious chromatic dialectic sometimes conflicting too, which seduces anybody taking one up to the tropics".(1)
Let us not look only at the "colours' tropic" side merely, we ought to see her whole work as the main source of her message in the Angolan society moreover the hope to keeping faith in the ideals of the Angolan personality
"Her canvases tell us the history of a people sacrificed on the war anyhow joyous and hopeful too. People that in spite of all that tragedy, possess an ingenuous soul where the drums' music that propagating in nature turns into ceremonies mixed of sacred and profane, in perfect harmony ? and there are the languorous sunny afternoons composing the African landscape, which reflect in the colours and personages, sensual, mysterious, curling and also maternal". (2)
?. Symbolical denunciation of the permanent war state in Angola and the flamboyance of freedom found elsewhere, projection of a non refrained wish of seeing the peace and reconciliation spirit taking over in the Angola's land. It is also the love that never abandoned Angolan hearts, as such of all humans of all countries.
Would she search to join the clan of the "Dreams Porters" ?
Her attempts to divulge the pictorial art of that part of Africa seems convincingly?
Particularly through her many past exhibitions where she invited us to look at a great number of compositions conveying a message aiming at the human societies reconciliation.
" Just someone who possess deep experiences and his or her very awaken senses would be capable to reproduce such chromatic ambience as well as such forms swirls and light that we can admire in her works".(3)
1- Antonio de Maues-Colaço
2- Piedade Coelho, journalist rdp
3- Mafalda Oleiro
L'Arbre à Palabres no 15, May 2004, Paris
Benoist Lhoni
Her passion is to translate the spirit of Africa in her paintings. She realised until now more than forty exhibitions.
In 1983 she moved to Lisbon and worked in an advertising agency and in the textile branch : creation and modelling including programming, production control
At ARCO Art Center and Visual Communication she carried on studies on drawing, participated in workshops on graphic arts, modelling (argyle) as well as in the painting workshops from the National Society of Fine Arts.
She is member of the UNAP (Angola) and ArtAfrikSwiss.
Her canvases and other works count among many international private and public collections as: Angola, Senegal, Portugal, Switzerland, France, Germany, Brazil, Denmark, England., Norway and USA.
She now lives in Neuchâtel, Switzerland.
"I wish and hope that my works bear on the feelings of love for life, for the human societies solidarity, an aspiration of cohesion".
Carla's Universe
Beyond the creation myth where are intersectant realities ?, wars incongruity, ancestral beliefs and childhood images, her painting is "an astonishing irradiation of brilliant tonalities of the South Angola. It is a harmonious chromatic dialectic sometimes conflicting too, which seduces anybody taking one up to the tropics".(1)
Let us not look only at the "colours' tropic" side merely, we ought to see her whole work as the main source of her message in the Angolan society moreover the hope to keeping faith in the ideals of the Angolan personality
"Her canvases tell us the history of a people sacrificed on the war anyhow joyous and hopeful too. People that in spite of all that tragedy, possess an ingenuous soul where the drums' music that propagating in nature turns into ceremonies mixed of sacred and profane, in perfect harmony ? and there are the languorous sunny afternoons composing the African landscape, which reflect in the colours and personages, sensual, mysterious, curling and also maternal". (2)
?. Symbolical denunciation of the permanent war state in Angola and the flamboyance of freedom found elsewhere, projection of a non refrained wish of seeing the peace and reconciliation spirit taking over in the Angola's land. It is also the love that never abandoned Angolan hearts, as such of all humans of all countries.
Would she search to join the clan of the "Dreams Porters" ?
Her attempts to divulge the pictorial art of that part of Africa seems convincingly?
Particularly through her many past exhibitions where she invited us to look at a great number of compositions conveying a message aiming at the human societies reconciliation.
" Just someone who possess deep experiences and his or her very awaken senses would be capable to reproduce such chromatic ambience as well as such forms swirls and light that we can admire in her works".(3)
1- Antonio de Maues-Colaço
2- Piedade Coelho, journalist rdp
3- Mafalda Oleiro
L'Arbre à Palabres no 15, May 2004, Paris
Benoist Lhoni
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