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04|08|2010 > 15|08|2010 | Cinéma/TV | festival | Suisse
Festival International de Cinéma de Locarno 2010
63ème édition. The Festival del film Locarno
A Major Event
Throughout its 63 year history, the Festival del film Locarno has occupied a [...]Locarno
www.pardo.ch
29|06|2010 > 04|07|2010 | Musique, Cinéma/TV | festival | Allemagne
Rencontres Internationales Paris/Berlin/Madrid 2010 à Berlin
A Berlin, du 29 juin au 4 juillet 2010. |||||||||||||||||||||||||||||||||||
||||| OUVERTURE
||||| Mardi 29 juin
||||| @ Haus der Kulturen der Welt
[...]Berlin
www.art-action.org
21|03|2010 | Cinéma/TV, Histoire/société | projection | France
Le Petit soldat de Jean Luc Godard
À l'occasion de la création de la pièce IL ETAIT UNE FOIS GERMAINE TILLON de Xavier Marchand et dans la continuité du programme Cinéma(s) d'Algérie... [...]Théâtre national de Marseille La Criée | Marseille cedex 07
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Naissance : 3 décembre 1930, Paris (France)
Fonction : Réalisateur et scénariste
Jean-Luc Godard est un cinéaste franco-suisse, né le 3 décembre 1930 à Paris. Il est également acteur, chef monteur, dialoguiste, monteur, producteur et scénariste. Chef de file de la Nouvelle Vague, cinéaste militant, son œuvre évolue à partir des années 80/90 vers le Collage poétique, truffée de références et d'hommages aux maîtres de l'histoire de la peinture et de la musique (Mozart). Personnage emblématique dans l'histoire du cinéma français et international, son image d'intellectuel exigeant et sa voix inimitable se sont un peu substituées à son œuvre.
Les débuts
Après une scolarité en Suisse et à Paris, Jean-Luc Godard s'inscrit à la Sorbonne (en 1946) en anthropologie, mais fréquente plutôt les ciné-clubs de la capitale. Il fréquente les cinémas du Quartier latin de Paris et noue des relations d'amitié avec André Bazin, Claude Chabrol, François Truffaut, Jacques Rivette et Eric Rohmer. Godard était une des premières signatures du magazine la Gazette du cinéma fondée par Rohmer. Lorsque André Bazin fonde les Cahiers du cinéma en 1951, Godard, Rivette et Rohmer sont parmi les premiers à y écrire. (1)
Premiers films
Comme beaucoup des critiques des Cahiers du cinéma, Godard commence à s'intéresser à la réalisation. Son premier film, Opération béton (1954), est un documentaire. En 1958, il tourne Charlotte et son Jules (dédié à Jean Cocteau). Toujours en 1958 François Truffaut tourne pendant une véritable inondation Une histoire d'eau, mais se retrouve avec des rushes qu'il juge inutilisables. Jean-Luc Godard les récupère et fait un montage sur lequel il ajoute un commentaire en voix-off. Il continue parallèlement son travail critique aux Cahiers du cinéma et devient une figure clef de la Nouvelle Vague.
Le producteur Georges de Beauregard misera sur son premier long métrage: À bout de souffle en 1959, avec Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg et, dans une apparition furtive mais remarquée, Jean-Pierre Melville. À la fois succès critique et public, reconnu internationalement, ce film devient représentatif du style de la Nouvelle Vague (jump cuts, tournage à la volée, improvisations sont autant d'irruptions novatrices dans un art que Godard considérait comme trop engourdi par l'académisme). Son second succès sera Vivre sa vie en 1962 avec Anna Karina. L'année suivante, il réalise les Carabiniers en hommage à Jean Vigo. Le producteur italien Carlo Ponti lui confie alors l'adaptation du roman d'Alberto Moravia Le Mépris : Godard y sublime Brigitte Bardot et rend un vibrant hommage à Fritz Lang qui joue son propre rôle.
En 1964, Godard et Anna Karina (qu'il a épousé en 1961) fondent la maison de production Anouchka Films. En 1965, Godard tourne Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution et Pierrot le fou. À la fin de l'année 1965, il tourne Masculin, féminin avec Jean-Pierre Léaud, Chantal Goya, Marlène Jobert et Brigitte Bardot qui par contrat lui devait encore une journée de tournage. À peu près au même moment, Godard et Anna Karina divorcent. En 1967, il épouse l'actrice et future romancière Anne Wiazemsky, petite fille de François Mauriac, qu'il fait tourner dans La Chinoise, Sympathy for the Devil, Le Vent d'est et Le Gai Savoir. En 1968, il est de ceux qui importent la "Révolution" au Festival de Cannes avec Truffaut, Chabrol, Malle...
Il vit aujourd'hui avec la réalisatrice Anne-Marie Miéville.
Analyses de l'œuvre
Jean Luc Godard : jeu de mise en abyme sur le cinéma. Le cinéma intervient très souvent dans ses films dans des jeux de mises en abymes. ex : Détectives où l'on voit une caméra JVC qui filme. À un moment elle se tourne vers l'oncle (Terzieff), se tournant en réalité vers la caméra qui la filme : mise en abyme de deux caméras (comme dans l'ouverture du Mépris). ex : allusion au matériel vidéo : le néon AGFA dans Détectives, les VHS et le vidéo-club dans Hélas pour moi.
Les personnages vont au cinéma (Vivre sa vie, Masculin/féminin, Pierrot le fou, les Carabiniers, Éloge de l'amour où une scène se passe à l'Espace Saint-Michel), tournent un film (Le Mépris, Passion, Prénom Carmen, For Ever Mozart), parlent de films, etc., des affiches (ex : dans Éloge de l'amour, on voit l'affiche de Matrix, dans le Mépris et 2 ou 3 choses, on voit l'affiche de Vivre sa vie).
Références à des scènes de films
Références à des réalisateurs : Dreyer pour Le Petit Soldat (Anna Karina s'appelle Veronika Dreyer ; Veronika étant aussi une allusion au film de Bergman), Lubitsch dans Une femme est une femme (Sérénade à trois, plus le fait que Belmondo s'appelle Lubitch), Mizoguchi dans Made in USA (la chanteuse japonaise s'appelle Doris Mizoguchi) et dans Tous les garçons s'appellent Patrick (Brialy fait semblant de parler japonais, il dit "Mizoguchi Kurosawa"). Le Mépris est le Voyage en Italie de Godard. Présence de Gérard Blain dans Charlotte et son Jules, de Jean-Pierre Melville dans À bout de souffle, de Fritz Lang dans Le Mépris, de Samuel Fuller dans Pierrot le fou, Woody Allen dans King Lear, de Jean-Luc Godard lui-même dans La Chinoise, Prénom Carmen, Soigne ta droite, King Lear et Notre musique.
La figure du cinéaste est très présente : dans Le Mépris c'est Lang, dans Pierrot le fou c'est Fuller, dans La Chinoise c'est lui-même, dans Tout va bien c'est Montand (qui fait explicitement allusion à l'itinéraire de Godard), Dans Sauve qui peut (la vie) c'est Dutronc, dans Passion c'est Djerzy, dans Prénom Carmen c'est lui, dans Soigne ta droite, King Lear et Notre Musique aussi.
Distanciation : le film rappelle sans cesse qu'il est un film, que c'est du cinéma (on s'adresse au spectateur, frontalité, ect.) 2 ou 3 choses que je sais d'elle s'ouvre sur une présentation, non du personnage, mais de l'actrice ("Elle, c'est Marina Vlady…"). Le début de Tout va bien est une réflexion sur les conditions nécessaires à la production d'un film (histoire, personnages, financement, vedettes, etc). Il filme le clap indiquant que ca tourne dans La Chinoise et dans Le Gai Savoir. Les personnages parlent du film. Par exemple dans Le Gai Savoir, Léaud dit "finalement c'est un échec ce film", ou Jean Yanne dans Week-end "ça fait chier ce film". Dans Week end encore, on voit un personnage ensanglanté affirmer "c'est pas du sang c'est du rouge".
Dans l'ouverture de Détective, on voit des images tournées à la caméra JVC. L'image stoppe et revient en arrière, montrant qu'elles sont bien des images tournées. La caméra de Godard filme les détectives en train de filmer, de visionner les images qu'ils tournent. Les images ne doivent pas s'imposer, elles doivent se faire oublier au profit de ce qu'elles montrent : ici, à l'inverse, elles se manifestent comme images enregistrées. Les choses disparaissent au profit de leur image.
Les jeux de renvois entre les films de Godard
Dans Une femme est une femme, Belmondo parle d'À bout de Souffle, Chantal Goya parle de Pierrot le fou dans Masculin/Féminin. Marie regarde Le Mépris dans Le livre de Marie. A la fin de Détective, Léaud demande comment elle a eu l'argent, elle répond qu'elle ne lui dira pas, qu'elle préfère encore mourir, tout comme "BB" répond à Piccoli, qui lui demande pourquoi elle le méprise : " ça je te le dirais jamais, même si je devais mourir". Tout va bien s'ouvre sur un blason, allusion à l'ouverture du Mépris. La seconde partie de For ever Mozart, reprend la formule ouvrant le Mépris à propos du cinéma rendant le monde conforme à nos désirs. Dans Hélas pour moi, un personnage au vidéo-club reprend la formule de Belmondo dans À bout de Souffle : "tu te le rappelle, et non pas tu t'en rappelle". Eddie Constantine, dans Allemagne année neuf zéro, reprend la formule des Carabiniers : "un soldat salue un artiste". Sa présence en tant qu'agent secret Lemmy Caution, constitue déjà en soi un renvoi à Alphaville.
Sauve qui peut (la vie)
De nombreux jeux d'arrêt sur image, de ralentis, de style saccadé (déjà présents dans France tour détour) Un film pessimiste, où la vie est une sorte d'enfer à fuir (sauve qui peut !). Tous les personnages sont détestables, immoraux, grossiers, tous se détestent, se crient dessus, s'insultent, se disputent, se frappent. La sexualité est très présente, surtout pas sous une forme amoureuse et tendre, car le monde que donne à voir Sauve qui peut (la vie) est un monde sans amour et sans tendresse, mais sous ses formes les plus déviantes et perverses : zoophilie (la scène avec les vaches et la fermière), l'homosexualité (entre Godard-Dutronc et un homme de l'hôtel au début du film, puis Isabelle évoque aussi un amour lesbien pendant la première scène de prostitution à l'Hôtel), la pédophilie et l'inceste (Godard-Dutronc veut voir les seins de Cécile, demande à un ami s'il n'a pas déjà eu envie d'enculer sa propre fille, et pendant la première scène d'Isabelle à l'hôtel, le client lui demande de jouer sa fille), et enfin la prostitution, thème déjà évoqué dans Vivre sa Vie, Alphaville et 2 ou 3 choses que je sais d'elle. Dans la troisième partie (le commerce), la prostitution est liée au capitalisme, au monde des affaires. Les proxénètes évoquent les banquiers, seuls à être indépendants. Les clients d'Isabelle sont à chaque fois des patrons (dans le premier cas, il négocie des prix au téléphone, dans le second cas la scène a lieu dans les bureaux de l'entreprise, avec un subordonné). Dutronc : il joue Godard, on retrouve les lunettes et le cigare propre au style de Godard, ainsi que l'amitié avec Duras. C'est le début de la longue série de la présence de la figure du cinéaste dans les films de Godard : déjà Montand dans Tout va Bien, puis Dutronc dans Sauve qui peut (la vie), puis Djerzy dans Passion, puis Godard décide de jouer ce rôle qui est le sien (Montand évoquait déjà une vie, face à la caméra, qui est celle de Godard), dans Prénom Carmen, puis Soigne ta droite et King Lear. On retrouve encore la figure du cinéaste dans la seconde partie de For ever Mozart. La musique : plusieurs personnage évoquent une musique, que les autres n'entendent pas. Peut être une allusion à Pierrot le Fou, où Devos entend une musique que Belmondo n'entend pas. Quatre parties : les trois première étant chacune centrée sur un personnage du trio Dutronc/Huppert/Baye : L'imaginaire est centrée sur Baye, la peur est centrée sur Dutronc, le commerce est centrée sur Huppert. La quatrième partie, la musique, réunit les trois personnages. Structure semblable à celle du Bruit et la Fureur de Faulkner, où il y a quatre parties chacune centrée sur un frère, racontées à la première personne, puis une quatrième partie à la troisième personne.
Les relations hommes/femmes chez Godard
Incompréhension permanente, quiproquo, malentendus, échecs... Pierrot le fou : Marianne regarde Pierrot avec des sentiments, lui la regarde avec des idées. Elle veut aller à Monaco, Las Vegas, lui à Athènes, Rome... Lui intellectuel, elle frivole.
Incompréhension qui est souvent linguistique : Dans A bout de souffle, Patricia ne comprend pas ce que dit Belmondo : elle demande sans cesse : "c'est quoi... ?", dans Une femme est une femme, Karina demande si un événement heureux c'est en français la même chose qu'un heureux événement. Une femme est une femme est entièrement consacré à ce différend entre homme et femme, mais traité sur le mode de la comédie. Dans Le Mépris, c'est une longue incompréhension entre les deux personnages. Lui est un intellectuel, écrivain, elle une femme simple, dactylo, venant d'un milieu populaire. Différence de milieu, d'âge... Dans Masculin-Feminin, Jean Pierre Léaud joue un jeune homme plutôt intellectuel, écoutant Bach, délaissé par son amie (Chantal Goya), plus frivole, chanteuse de variétés et travaillant dans un magazine féminin. Dans Week end, le couple se déteste, ils se trompent mutuellement et veulent s'assassiner... Dans Sauve qui peut la vie : Paul Godard affirme qu'ils ne peuvent se toucher (avec Denise Rimbaud) qu'en se tapant dessus. La femme est souvent l'étranger : elle est étrangère : Jean Seberg est américaine (A bout de souffle), Anna Karina est danoise dans Le petit Soldat (le personnage masculin affirme qu'il trouve très belle les femmes qui parlent une langue étrangère) et dans Une femme est une femme, Marina Vlady est russe (2 ou 3 choses..), Anne Wiasemsky est d'origine polonaise, Jane Fonda est américaine (Tout va Bien), Hanna Schygulla est allemande (Passion), Domiziana Giordano est italienne (Nouvelle vague)...
Un des deux personnages finit par mourir : Belmondo meurt dans A bout de Souffle, Karina dans Le petit Soldat, Karina dans Vivre sa Vie, Bardot dans Le Mépris, Karina et Belmondo dans Pierrot le fou, Jean-Pierre Léaud dans Masculin-féminin, Dutronc dans Sauve qui peut la vie, Maruschka Detmers dans Prénom Carmen, Delon dans Nouvelle vague, Berthe dans Eloge de l'amour...
Il n'y a de réconciliation qu'à de très rares instants, fugaces, fragiles : par exemple dans Vivre sa Vie, cet instant est muet et sous titré. Au tout début du Mépris, le fameux blason, filmé avec différents filtres de couleurs jaunes ou bleu, pour le mettre en valeur, signalé comme instant de grâce, un moment privilégié, rare. Dans Sauve qui peut (la vie), Paul Godard se jette sur Denise Rimbaud. Jean-Luc Godard utilise un procédé de ralentis, de saccadés, d'images fixes : alors le combat se transforme en une sorte d'étreinte amoureuse, et l'on perçoit un sourire ou un rire sur le visage de Nathalie Baye. Dans Eloge de l'amour, rare instant dans la voiture où Berthe reconduit le personnage masculin à la gare, citant St augustin à propos de l'amour.
Eloge de l'amour
présent en noir et blanc, passé en couleurs. uniquement des plans fixes, aucun travelling. Dans la première partie, courte apparition de Godard, lisant sur un banc. superpositions de paroles. Philippe, avant d'entrer, frappe trois coups, comme l'ouverture d'une pièce de théâtre. Edgar lit un livre composé de pages blanches. Usage constant du hors-champs. Le son ne correspond pas à l'image, ceux qui parlent sont hors-champs. Gros plans sur les visages, très peu de plans larges. Sur la mémoire : (dialogue sur le devoir de mémoire entre Forlani et Rosenthal, Edgar affirme avoir de la mémoire lorsqu'il parle avec Berthe aux entrepôts de la SNCF, et Philipe dit à Edgar que depuis qu'il ne travail plus avec lui, M. Rosenthal perd la mémoire). Un extrait des Situations III de Sartre sur le refus du temps, et sur la mémoire est dit à deux reprise (dans la première et dans la seconde partie). mémoire de l'histoire de la résistance pendant la seconde guerre (démarche de Rosenthal qui veut récupérer les peintures spoliées pendant la guerre, l'histoire de M. et Mme Bayard que veulent acheter les américains), mémoire du conflit au Kosovo (conférence dans la librairie où travaille Berthe), mémoire du Viêt Nam (la femme de chambre vietnamienne), absence de mémoire des américains, mémoire de la bataille de César contre les lutéciens au bois de Boulogne, mémoire de l'histoire des luttes sociales à travers les usines de Renault à Billancourt. Mémoire aussi à travers la station de bus "Drancy avenir", évocation du camps de Drancy. Drancy évoque le passé sombre, mais a été ironiquement lié à l'avenir, on voit aussi de Gaulle à travers l'affiche du spectacle de Robert Hossein "Celui qui a dit non". Plusieurs plaques à la mémoire de fusillés par les allemands sont montrées, notamment celle de la place Saint Michel. Mémoire personnelle d'Edgar dans la seconde partie : elle est le souvenir d'Edgar, à travers des couleurs vives, des jeux sur la vidéo (ralentis, zooms, superpositions d'images...), la mer rouge, le rivage bleu. De dos, l'ombre de Berthe (on apprend son nom uniquement dans cette seconde partie), peint "la France libre" sur une barque.
Je vous salue Marie
Jean Luc Godard y insiste sans cesse sur les sphérités : la Lune, le Soleil, le ballon de basquet, le feu rouge… Il s'agit manifestement d'un symbole de fécondité : l'œuf, l'ovule. Dans Le livre de Marie, Marie casse un œuf à la coque. Cette sphérité est aussi celle du zéro, du nouveau commencement.
L'unique encart du film est : "En ce temps là". Il renvoie à un passé, un jadis. Pourtant, le film présente les événements comme contemporains. Il s'agit d'un maintenant jadis, un passé-présent. Cela correspond à l'exigence chrétienne de contemporaneité : tout chrétien à le devoir de se faire le contemporain du Christ.
2 ou 3 choses que je sais d'elle
Mon semblable, mon frère, la formule de Baudelaire désignant le lecteur dans l'ouverture des Fleurs du mal est reprise par Godard pour désigner le monde. C'est le monde qui est le semblable, le frère de Marina Vlady : elle éprouve un sentiment étrange de communion avec le monde, d'identification avec lui. Elle ne fait qu'un avec le monde et le monde ne fait qu'un avec elle. Elle est perdue, dispersée dans le monde quotidien, le monde ambiant. L'immersion dans le monde de la préoccupation quotidienne? c'est peut être cela qui est révélé à Marina Vlady dans un sentiment : l'angoisse ?
Esthétique très proche de celle de Made in USA : une jeu sur trois couleurs, le bleu, le blanc et le rouge, dans les encarts comme dans les décors ou les vêtements des personnages.
Exemple : un plan où Marina Vlady est couchée sur un lit. On voit le pull bleu, le drap blanc, la couverture rouge. Dans le plan suivant, l'enfant apparaît pour raconter son rêve et demander ce qu'est le langage. Les battants de la porte sont bleus, les murs sont blancs et son pull est rouge. Godard compose ses plans à la manière d'un peintre.
Citation visuelle de couvertures des livres de la collection idées : notamment Études sur le société industrielle et Psychologie de la forme.
Auto dérision à propos de sa manie de la citation ? Deux personnages, Bouvard et Pécuchet, citent au hasard des livres.
Importance du thème du langage comme dans Une femme est une femme, Vivre sa vie (l'entretien de Nana avec Brice Parain à propos de la parole), Alphaville (le combat du langage logique et technique contre le langage de la poésie), Made in USA (la scène du bar) :
- Comment vous savez que c'est un garage ? Vous êtes sûr qu'on ne s'est pas trompé de nom ?... Que ce soit une piscine ou un hôtel ?
- Ah ! C'est possible, oui. Ca pourrait s'appeler aussi autre chose, oui.
- Bon, ben, justement, qu'est-ce qui fait que les choses portent un certain nom ?
- Parce qu'on leur donne.
- Et qui leur donne ?
Alphaville
Alphaville, c'est Paris : Godard fait tout pour que le spectateur reconnaisse Paris. On reconnaît le métro parisien, les quais de la Seine, etc. Il évoque l'expansion rapide d'Alphaville. C'est une allusion à l'expansion de Paris, à la construction des grands ensembles déjà évoqués dans Les Carabiniers et par la suite dans Deux ou trois choses que je sais d'elle. Il évoque les HLM dans laquelle on parque les individus, des hôpitaux pour longues maladies. Il évoque aussi la destruction en masse d'individus par le spectacle, le divertissement permanent qui arrache l'individu à la poésie, à l'art, à la philosophie. C'est la société médiatique-consumériste qui apparaît dans les années 60 (développement rapide de la télévision). Cette société, Godard la dénonce déjà dans Les Carabiniers ou bien Pierrot le fou où la parole pauvre, stéréotypées, n'est plus la logique ou bien le langage fonctionnel mais est le slogan publicitaire. Godard dénonce donc la société qu'il voit apparaître. Alphaville c'est un film de science-fiction qui parle du réel, il parle d'un avenir mais qui est déjà là.
Pendant son combat-dialogue contre Alpha 60, Lemmy Caution évoque Pascal "le silence de ces espaces infinis m'effraie" (Pensées), Nietzsche "quel est le privilège des morts ? Ne plus mourir" (Le Gai Savoir), Bergson "je crois aux données immédiates de la conscience" (Essai sur les données immédiates de la conscience). Philosophie et poésie sont les deux formes de langue qui s'opposent au langage d'alpha 60. Ce combat est un combat de langage, deux langages s'affrontent. C'est la langue de la tradition contre la langue de la technique (Cf. la conférence Langue de tradition et langue technique, de Martin Heidegger)
Dans l'entretien avec le scientifique (Laslo Szabo), celui-ci dit qu'il est interdit de dire pourquoi. Précisément parce que pourquoi, c'est le questionnement, c'est la liberté, c'est la philosophie et la poésie. Lorsque Lemmy Caution dit "je suis un homme libre", le scientifique répond que cette réponse ne veut rien dire. Alpha 60 est la négation de la liberté. Alpha 60 dit pas "pourquoi" elle dit "parce que". "Parce que", c'est l'explication, la conséquence logique, c'est la nécessité, c'est la non-liberté ; "enregistrer, calculer, tirer des conséquences, c'est cela Alpha 60" explique le scientifique à Lemmy Caution. Pas de pourquoi : c'est aussi une allusion à Si c'est un homme de Primo Levi, dans lequel un SS affirme qu'ici (dans les camps d'extermination) il n'y a pas de pourquoi. Les allusions au système totalitaire nazi sont innombrables. Entre autres : lorsque Lemmy Caution prend l'ascenseur pour descendre au sous-sol où ceux qui ont exprimé des émotions sont exécutés, il appuie sur le bouton. Gros plan sur ce dernier affichant : "SS".
Allemagne année 90, neuf zéro
Allusion à Allemagne année zéro (Germania anno zero) de Roberto Rossellini.
"tenir pendant une heure une seule et même note un seul accord"
C'est ce que fait le film, et la note tenue, c'est la solitude. Solitude du personnage qui passe dans un paysage de ruine, en quête de l'occident : sentiment de déréliction. La chute du mur : c'est la fin d'une certaine Allemagne. C'est un nouveau commencement, un commencement neuf, un recommencement à zéro (c'est aussi cela le sens du neuf zéro). Solitude du dernier agent secret, Lemmy Caution, qui finit par trouver Berlin-ouest et découvrir que celle-ci a tout d'Alphaville qu'il quittait, victorieux, dans le film de 1965 : les domestiques obéissent au coup de sifflet et répondent à Constantine "Arbeit macht frei".
Godard rend hommage à la culture Allemande, ou plus généralement germanique :
philosophie :
* Hegel, La Raison dans l'Histoire.
* Heidegger, Chemins qui ne mènent nulle part, Acheminement vers la Parole.
* Kant, évocation de l'impératif catégorique.
psychanalyse :
* Freud : il est cité par l'image (photo), et dans le texte ("wo es war, das ich soll werden : Là où le Ça était, le Moi doit devenir"))
musique : Bach, Mozart, Beethoven, Liszt, Webern, etc.
littérature : Goethe (Faust), Schiller, Kafka, Brecht, Rilke ("les dragons de notre vie ne sont que des princesses qui attendent de nous voir beaux et courageux")…
peinture : Cranach.
cinema : Le Dernier des hommes, de Murnau est cité visuellement, ainsi que des films de Fritz Lang.
Renvois à ses propres films :
La présence d'Eddie Constantine dans le Rôle de Lemmy Caution évoque Alphaville. Il cite Pascal de la même façon que dans Alphaville : le silence de ces espaces infinis m'effraye ; "le silence éternel de ces volumes innombrables m'effraie". Devant la statue de Pouchkine, il dit qu'un soldat salue un artiste, ce qui est une auto-citation : c'est ce que disait Michel-Ange dans Les Carabiniers.
Filmographie
Réalisateur
* 1954 : Opération béton
* 1955 : Une femme coquette
* 1958 : Charlotte et son Jules
* 1958 : Charlotte et Véronique, ou Tous les garçons s'appellent Patrick
* 1959 : À bout de souffle (Prix Jean Vigo)
* 1960 : Le Petit Soldat (1960)
* 1961 : Une histoire d'eau (1961), co-réalisé avec François Truffaut
* 1958 : Une femme est une femme (1961)
* 1958 : Les Sept Péchés capitaux (1962) (sketch "La Paresse")
* 1958 : Vivre sa vie
* 1962 : Ro.Go.Pa.G. (sketch "Il nuovo mondo")
* 1963 : Les Carabiniers
* 1963 : Le Mépris
* 1964 : Bande à part
* 1964 : Le Grand Escroc (sketch dans Les plus belles escroqueries du monde)
* 1964 : Une femme mariée
* 1964 : Reportage sur Orly
* 1965 : Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution
* 1965 : Paris vu par... (1965) (sketch "Montparnasse-Levallois")
* 1965 : Pierrot le fou
* 1966 : Masculin, féminin
* 1966 : Made in U.S.A.
* 1967 : 2 ou 3 choses que je sais d'elle
* 1967 : Le Plus Vieux Métier du monde (1967) (sketch "Anticipation, ou l'amour en l'an 2000")
* 1967 : La Chinoise
* 1967 : Loin du Viêt Nam (1967) (sketch "Caméra-œil")
* 1967 : Week-end
* 1968 : Sympathy for the Devil ou One plus one (1968) (film sur la chanson éponyme Sympathy for the Devil des Rolling Stones tourné pendant l'enregistrement de l'album Beggars Banquet)
* 1967 : Un film comme les autres
* 1967 : Cinétracts
* 1967 : Le Gai Savoir
* 1969 : Amore e Rabbia (sketch "L'Amour")
* 1969 : Le Vent d'est
* 1970 : Vladimir et Rosa
* 1970 : Pravda
* 1970 : Lotte in Italia
* 1970 : British Sounds
* 1972 : One P.M.
* 1972 : Tout va bien
* 1972 : Letter to Jane
* 1975 : Numéro deux
* 1976 : Ici et ailleurs
* 1977 : Six fois deux/Sur et sous la communication
* 1977 : France/tour/détour/deux/enfants
* 1978 : Comment ça va ?
* 1980 : Sauve qui peut (la vie)
* 1981 : Lettre à Freddy Buache
* 1982 : Passion
* 1983 : Prénom Carmen (Lion d'or au Festival de Venise 1983)
* 1983 : Petites notes à propos du film'Je vous salue, Marie'
* 1985 : Je vous salue, Marie
* 1985 : Détective
* 1986 : Grandeur et décadence d'un petit commerce de cinéma
* 1986 : Soft and Hard
* 1986 : Meetin' WA
* 1987 : King Lear produit par Menahem Golan
* 1987 : Aria (partie "Armide")
* 1987 : Soigne ta droite - réalisé pendant (et autour de) l'enregistrement de l'album The no comprendo par les Rita Mitsouko
* 1988 : Puissance de la parole
* 1988 : On s'est tous défilé
* 1989 : Le Rapport Darty
* 1990 : Nouvelle vague (film)
* 1991 : Allemagne 90 neuf zéro
* 1993 : Hélas pour moi
* 1993 : Les enfants jouent à la Russie
* 1995 : JLG/JLG, Autoportrait de décembre
* 1995 : Deux fois cinquante ans de cinéma français
* 1996 : For Ever Mozart
* 1998 : The Old Place
* 1998 : Histoire(s) du cinéma
* 2000 : L'Origine du XXIe siècle
* 2001 : Éloge de l'amour
* 2002 : Ten Minutes Older: The Cello (2002) (partie "Dans le noir du temps")
* 2004 : Notre musique
* 2006 : Vrai faux passeport
Acteur
* 1950 : Le Quadrille de Jacques Rivette
* 1951 : Présentation ou Charlotte et son steak d'Eric Rohmer
* 1962 : Cléo de 5 à 7 d'Agnès Varda
* 1997 : Nous sommes tous encore ici d'Anne-Marie Miéville
* 2000 : Après la réconciliation d'Anne-Marie Miéville
Chef monteur
* Passion (1982) de Jean-Luc Godard
* For Ever Mozart (1996) de Jean-Luc Godard
Dialoguiste
* Passion (1982) de Jean-Luc Godard
Monteur
* Soigne ta droite (1987) de Jean-Luc Godard
* King Lear (1987) de Jean-Luc Godard
* Nouvelle vague (film, 1990) (1990) de Jean-Luc Godard
Producteur
* Le Père Noël a les yeux bleus (1966) de Jean Eustache
* Sauve qui peut (la vie) (1980) de Jean-Luc Godard
Scénariste
* 1959: À bout de souffle de Jean-Luc Godard
* 1960: Le Petit Soldat de Jean-Luc Godard
* 1961: Une femme est une femme de Jean-Luc Godard
* 1962: Les Sept Péchés capitaux de Claude Chabrol
* 1963: Les Carabiniers de Jean-Luc Godard
* 1963: Rogopag (Ro.Go.Pa.G.) de Jean-Luc Godard, Pier Paolo Pasolini, Roberto Rossellini et Ugo Gregoretti
* 1963: Les Plus Belles Escroqueries du monde de Claude Chabrol, Jean-Luc Godard, Hiromichi Horikawa, Ugo Gregoretti et Roman Polanski
* 1963: Le Mépris de Jean-Luc Godard
* 1964: Une femme mariée de Jean-Luc Godard
* 1965: Pierrot le fou de Jean-Luc Godard
* 1965: Paris vu par... de Jean-Luc Godard, Jean Douchet, Eric Rohmer, Claude Chabrol et Jean-Daniel Pollet
* 1965: Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution de Jean-Luc Godard
* 1966: Masculin, féminin de Jean-Luc Godard
* 1966: Made in USA de Jean-Luc Godard
* 1967: Le Plus Vieux Métier du monde de Claude Autant-Lara, Mauro Bolognini, Philippe de Broca, Jean-Luc Godard et Franco Indovina
* 1967: La Chinoise de Jean-Luc Godard
* 1967: Loin du Viêt Nam de Jean-Luc Godard, Joris Ivens, William Klein, Claude Lelouch et Chris Marker
* 1967: Week-End de Jean-Luc Godard
* 1968: Le Gai Savoir de Jean-Luc Godard
* 1972: One P.M de Jean-Luc Godard et D. A. Pennebaker
* 1977: France/tour/detour/deux/enfants (France/Tour/Détour (TV)) de Jean-Luc Godard et Anne-Marie Miéville
* 1979: Sauve qui peut (la vie) de Jean-Luc Godard
* 1983: Passion de Jean-Luc Godard
* 1983: A bout de souffle made in USA (Breathless) de Jim McBride
* 1984: Détective de Jean-Luc Godard
* 1984: Je vous salue, Marie de Jean-Luc Godard
* 1987: King Lear de Jean-Luc Godard
* 1987: Soigne ta droite de Jean-Luc Godard
* 1990: Nouvelle vague de Jean-Luc Godard
* 1993: Hélas pour moi de Jean-Luc Godard
* 1996: For Ever Mozart de Jean-Luc Godard
* 1999: The Old place de Anne-Marie Miéville et Jean-Luc Godard
* 2000: Éloge de l'amour de Jean-Luc Godard
* 2003: Notre musique de Jean-Luc Godard
Récompenses
Très souvent récompensé[1], on le remarque surtout avec ses six films en sélection officielle à Cannes, ses six films nommé pour le Lion d'or au Mostra de Venise, ou encore ses nombreuses participations au Berlinale, festival de Berlin. C'est grace à la diversité de ses films, ou par son originalité que les sélectionneurs le remarqueront souvent. Voici une liste des prix qu'il a gagné.
Berlinale
* 1960 : Ours d'argent et nomination à l'Ours d'or pour A bout de souffle
* 1961 : Ours d'argent et nomination à l'Ours d'or pour Une femme et une femme
* 1965 : Ours d'or pour Alphaville une étrange aventure de Lemmy Caution
* 1966 : Interfilm Award, Youth Film Award et nomination à l'Ours d'or pour Masculin féminin : 15 faits précis
* 1968 : Nommé à l'Ours d'or pour Week end
* 1969 : Nommé à l'Ours d'or pour Amore e rabbia
* 1973 : Interfilm Award pour Tout va bien
* 1985 :'Interfilm Award et OCIC Award pour Je vous salue Marie, et nommé à l'Ours d'or
Festival de Cannes
Six sélections officielles au Festival de Cannes, et nomination à la Palme d'or avec Eloge de l'amour, Nouvelle Vague, Aria, Détective, Passion, et Sauve qui peut (la vie).
César du cinéma
* 1981 : Nommé au césar du meilleur film et du meilleur réalisateur pour Sauve qui peut (la vie)
* 1983 : Nommé au césar du meilleur film et du meilleur réalisateur pour Passion
* 1987 et 1998 : César d'honneur
Mostra de Venise
* 1962 : Pasinetti Award et Prix spécial du jury, et nomination au Lion d'or pour Vivre sa vie, film en douze tableaux
* 1964 : Nommé au Lion d'or pour Une femme mariée : suite de fragments tournés en 1964
* 1965 : Nommé au Lion d'or pour Pierrot le fou
* 1967 : Prix spécial du jury, et nomination au Lion d'or pour La Chinose
* 1982 : Lion d'or pour sa carrière
* 1983 : Lion d'or pour Prénom Carmen
* 1991 : Médaille d'or du président du sénat italien et nomination au Lion d'or pour Allemagne 90 neuf zéro
* 1996 : Nommé au Lion d'or pour For ever Mozart
Divers et anecdotes
* Jean-Luc Godard est aussi le titre d'un documentaire de 29 minutes qui lui est consacré, réalisé en 1965 par Jacques Doniol-Valcroze.
* En 1984, à Cannes, Godard est entarté par le groupe de Noël Godin.
* En 1966, André Malraux, alors ministre des Affaires culturelles, obtient du secrétaire d'État à l'Information Yvon Bourges l'interdiction du film La Religieuse de Jacques Rivette d'après Diderot). Jean-Luc Godard écrit à Malraux la lettre suivante :
"Votre patron avait raison. Tout se passe à un niveau vulgaire et subalterne... Heureusement, pour nous, puisque nous sommes des intellectuels, vous, Diderot et moi, le dialogue peut s'engager à un échelon supérieur...
Étant cinéaste comme d'autres sont juifs ou noirs, je commençais à en avoir marre d'aller chaque fois vous voir et de vous demander d'intercéder auprès de vos amis Roger Frey et Georges Pompidou pour obtenir la grâce d'un film condamné à mort par la censure, cette gestapo de l'esprit. Mais Dieu du Ciel, je ne pensais vraiment pas devoir le faire pour votre frère, Diderot, un journaliste et un écrivain comme vous, et sa Religieuse, ma sœur...
Aveugle que j'étais ! J'aurais dû me souvenir de la lettre pour laquelle Denis avait été mis à la Bastille... Ce que j'avais pris chez vous pour du courage ou de l'intelligence lorsque vous avez sauvé ma Femme mariée de la hache de Peyrefitte, je comprends enfin ce que c'était, maintenant que vous acceptez d'un cœur léger l'interdiction d'une œuvre où vous aviez pourtant appris le sens exact de ces deux notions inséparables : la générosité et la résistance. Je comprends enfin que c'était tout simplement de la lâcheté...
Si ce n'était prodigieusement sinistre, ce serait prodigieusement beau et émouvant de voir un ministre UNR en 1966 avoir peur d'un esprit encyclopédique de 1789...
Rien d'étonnant à ce que vous ne reconnaissiez plus ma voix quand je vous parle, à propos de l'interdiction de Suzanne Simonin, la religieuse de Diderot, d'assassinat. Non. Rien d'étonnant dans cette lâcheté profonde. Vous faites l'autruche avec vos mémoires intérieurs. Comment donc pourriez-vous m'entendre, André Malraux, moi qui vous téléphone de l'extérieur, d'un pays lointain, la France libre ?"
Un post-scriptum précise : "Lu et approuvé par François Truffaut, obligé de tourner à Londres, loin de Paris, Fahrenheit 451, température à laquelle brûlent les livres."
Cette lettre est extraite du livre de Hervé Hamon et Patrick Rotman : Génération (tome 1, Les années de rêve).
Liens de parenté
Jean-Luc Godard est cousin germain de Jérôme Monod (° 1930), administrateur de sociétés et homme politique français ("proche parmi les proches" de Jacques Chirac), mais également, à un degré plus éloigné, du naturaliste Théodore Monod (1902-2000) et du biologiste et chimiste Jacques Monod (1910-1976).
Voir Descendance de Jean Monod (1765-1836).
Il est également cousin du maire de Clermont-Ferrand, Serge Godard.
Extraits d'un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
consulté le 19 août 2007, à 11h15 GMT
Birth name Jean-Luc Godard
Born December 3, 1930 (1930-12-03) (age 76)
Spouse(s) Anna Karina
Jean-Luc Godard (French IPA: [ʒɑ̃'lyk gɔ'daʀ]) (born 3 December 1930) is a French filmmaker and one of the most influential members of the Nouvelle Vague, or "French New Wave".
Born to Franco-Swiss parents in Paris, he was educated in Nyon, Switzerland, later studying at the Lycée Rohmer, and the Sorbonne in Paris, where he studied anthropology. During his time at the Sorbonne, he became involved with the young group of filmmakers and film theorists that gave birth to the New Wave.
Known for stylistic implementations that challenged, at their focus, the conventions of Hollywood cinema, he became universally recognized as the most audacious and radical of the New Wave filmmakers. He adopted a position in filmmaking that was unambiguously political. His work reflected a fervent knowledge of film history, a comprehensive understanding of existential and Marxist philosophy, and a scholarly disposition that placed him as the lone filmmaker among the public intellectuals of the Rive Gauche.
Cahiers and early films
After attending school in Nyon, Godard returned to Paris in 1948. It was there, in the Latin Quarter just prior to 1950, that Paris ciné-clubs were gaining prominence. Godard began attending these clubs, where he soon met the man who was perhaps most responsible for the birth of the New Wave, André Bazin, as well as those who would become his contemporaries, including Jacques Rivette, Claude Chabrol, François Truffaut, Jacques Rozier, and Jacques Demy.
Despite its intricate manifesto, the guiding principle behind the movement was that "Realism is the essence of cinema." According to Bazin and other members of the New Wave, cinematic realism could be achieved through various aesthetic and contextual media. They favored long, deep-focus shots that embodied a more complete scene, where visual information could be transmitted consistently, and avoided "unnecessary editing"; they did not want to disrupt the illusion of reality by constant cuts. This technique can be seen in some of Godard's most celebrated action sequences.
An interesting aspect of Godard's philosophy on filmmaking was his inherent and deliberate embrace of contradiction. In short, Godard used "mass-market" aesthetics in his film to make a statement about capitalism and consequent societal decline.
His approach to film began in the field of criticism. Along with Éric Rohmer and Rivette, he founded the film journal, Gazette du cinéma, which saw publication of five issues in 1950. When André Bazin founded his critical magazine Cahiers du cinéma in 1951, Godard, with Rivette and Rohmer, were among the first writers. Most of the writers for Cahiers du cinéma started making some brief forays into film direction in the years before 1960.
Godard, while taking a job as a construction worker on a dam in 1953, shot a documentary about the building, Opération béton (1955). As he continued to work for Cahiers, he made Une femme coquette (1956), a ten-minute black and white picture; Tous les garçons s'appellent Patrick (1957) another short fiction piece; and Une histoire d'eau (1958), which was created largely out of footage shot by Truffaut that had gone unused.
In 1958 Godard, with a cast that included Jean-Paul Belmondo and Anne Colette, made his last short before gaining notoriety as a filmmaker, Charlotte et son Jules, a homage to Jean Cocteau.
Cinematic period
The first and most celebrated period roughly spanned from his first feature, Breathless (1960), through to Week End (1967) and focused on narrative and somewhat conventional works that often refer to different aspects of film history. This cinematic period stands in contrast to the revolutionary period that immediately followed it, during which Godard ideologically denounced much of cinema's history as "bourgeois" and therefore without merit.
Films
After seeing Orson Welles' Touch of Evil at the Expo 58, Godard was influenced to make his first major feature film, Breathless (1960), starring Jean-Paul Belmondo and Jean Seberg. It was a seminal work of the French New Wave. It was a key determiner of the French New Wave's style, and incorporated quotations from several elements of popular culture - specifically American cinema. The distinct style of the film manifested in its numerous jump cuts, use of real locations rather than sets, and freedom from movie convention with character asides and broken eyeline matches. François Truffaut, who co-wrote Breathless with Godard, suggested its concept and introduced Godard to the producer who ultimately funded it, Georges de Beauregard.
The same year, Godard made Le Petit Soldat, which dealt with the Algerian War of Independence. Most notably, it was the first collaboration between Godard and Danish-born actress Anna Karina, whom he later married in 1961 (and divorced in 1967). The film, due to its political nature, was banned from French theaters until 1963. Karina appeared again, along with Belmondo, in A Woman Is a Woman (1961), which was in many ways an homage to the American musical. Karina desires a child, prompting her to leave her boyfriend, played by actor Jean-Claude Brialy, and seek out his best friend (Belmondo) as its father.
Anna Karina in Jean-Luc Godard's Vivre sa vie (My Life to Live)
Anna Karina in Jean-Luc Godard's Vivre sa vie (My Life to Live)
Godard's next film, Vivre sa vie (1962), was one of his most popular among critics. Karina starred as Nana, a mother and aspiring actress whose poor circumstances lead her to the life of a streetwalker. It is an episodic account of her trials. The film's style, much like that of Breathless, boasted the type of experimentation that made the French New Wave so influential.
Les Carabiniers (1963) was about the horror of war and its inherent injustice. It was the influence and suggestion of Roberto Rossellini that led Godard to make the film. It follows two peasants who join the army of a king, only to find futility in the whole thing as the king reveals the deception of war-administrating leaders.
His most commercially successful film was Contempt (1963), starring Michel Piccoli and one of France's biggest female stars, Brigitte Bardot. A coproduction between Italy and France, Contempt became known as a pinnacle in cinematic modernism with its profound reflexivity. The film follows Paul (Piccoli), a screenwriter who is commissioned by the arrogant American movie producer Prokosch (Jack Palance) to rewrite the script for an adaptation of Homer's The Odyssey, which German director Fritz Lang has been filming. Lang's "high culture" interpretation of the story is lost on Prokosch, whose character is a firm indictment of the commercial motion picture hierarchy. Another prominent theme is the inability to reconcile love and labor, which is illustrated by Paul's crumbling marriage to Camille (Bardot) during the course of shooting.
In 1964, Godard and Karina formed a production company, Anouchka Films. He directed Bande à part (Band of Outsiders), another collaboration between the two and described by Godard as "Alice in Wonderland meets Franz Kafka." It follows two young men, looking to score on a heist, who both fall in love with Karina, and quotes from several gangster film conventions.
Une femme mariée (1964) followed Band of Outsiders. Godard made the film while he acquired funding for Pierrot le fou (1965). It was a slow, deliberate, toned-down black and white picture without a real story. The film was entirely produced over the period of one month and exhibited a loose quality unique to Godard.
In 1965, Godard directed Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution, a futuristic blend of science fiction, film noir, and satire. Eddie Constantine starred as Lemmy Caution, a detective who is sent into a city controlled by a giant computer named Alpha 60. His mission is to make contact with Professor von Braun (Howard Vernon), a famous scientist who has fallen mysteriously silent, and is believed to be suppressed by the computer. Later on in the movie, Lemmy Caution discovers that the scientist designed and implemented Alpha 60.
Pierrot le fou (1965) was one of his most cinematic pictures in terms of its complex storyline, distinctive personalities, and apocalyptic ending. Gilles Jacob, an author, critic, and president of the Cannes Film Festival, called it both a "retrospective" and recapitulation in the way it played on so many of Godard's earlier characters and themes. With an extensive cast and variety of locations, the film was expensive enough to warrant significant problems with funding. Shot in color, it departed from Godard's usual black and white minimalist works (typified by Breathless, Vivre sa vie, and Une femme mariée). He solicited the participation of Jean-Paul Belmondo, by then a famous actor, in order to guarantee the necessary amount of capital.
Masculin, féminin (1966), based on two Guy de Maupassant stories, La Femme de Paul and Le Signe, was a study of contemporary French youth and their involvement with cultural politics. An intertitle refers to the characters as "The children of Marx and Coca-Cola."
Godard followed with Made in U.S.A (1966), whose source material was Richard Stark's The Jugger; and Two or Three Things I Know About Her (1967), in which Marina Vlady portrays a woman leading a double life as housewife and prostitute.
La Chinoise (1967) saw Godard at his most politically forthright yet. The film focused on a group of students and engaged with the ideas coming out of the student activist groups in contemporary France. Released just before the May 1968 events, the film is thought to foreshadow the student rebellions that took place.
That same year, Godard made a more colorful and political film, Week End. It follows a Parisian couple as they leave on a weekend trip across the French countryside to collect an inheritance. What ensues is a confrontation with the tragic flaws of the over-consuming bourgeoisie. The film contains some of the most written-about scenes in cinema's history. One of them, a ten-minute tracking shot of the couple stuck in an unremitting traffic jam as they leave the city, is often cited as a new technique Godard used to deconstruct bourgeois trends. Week End's enigmatic and audacious end title sequence, which reads "End of Cinema," appropriately marked an end to the narrative and cinematic period in Godard's filmmaking career.
Politics
Politics are never far from the surface in Godard's films. One of his earliest features, Le Petit Soldat, dealt with the Algerian War of Independence, and was notable for its attempt to present the complexity of the dispute rather than pursue any specific ideological agenda. Along these lines, Les Caribiniers presents a fictional war that is initially romanticized in the way its characters approach their service, but becomes a stiff anti-war metonym. In addition to the international conflicts Godard sought an artistic response to, he was also very concerned with the social problems in France. The earliest and best example of this is Karina's potent portrayal of a prostitute in Vivre sa vie.
In 1960s Paris, the political milieu was not overwhelmed by one specific movement. There was, however, a distinct post-war climate shaped by various international conflicts such as the colonialism in North Africa and Southeast Asia. The side that opposed such colonization included the majority of French workers, who belonged to the French communist party, and the Parisian artists and writers who positioned themselves on the side of social reform and class equality. A large portion of this group had a particular affinity for the teachings of Karl Marx. Godard's Marxist disposition did not become abundantly explicit until La Chinoise and Week End, but is evident in several films - namely Pierrot and Une femme mariée.
Vietnam
Godard produced several pieces that directly address the Vietnam conflict. Furthermore, there are two scenes in Pierrot le fou that tackle the issue. The first is a scene that takes place in the initial car ride between Ferdinand (Belmondo) and Marianne (Karina). Over the car radio, the two hear the message "garrison massacred by the Viet Cong who lost 115 men". Marianne responds with an extended musing on the way the radio dehumanizes the Northern Vietnamese combatants.
In the same film, the lovers accost a group of American sailors along the course of their liberating crime spree. The two's immediate reaction, expressed by Marianne, is "Damn Americans!" an obvious outlet of the frustration so many French communists felt towards American hegemony. Ferdinand then reconsiders, "That's OK, we'll change our politics. We can put on a play. Maybe they'll give us some dollars." Marianne is puzzled but Ferdinand suggests that something the Americans would like would be the Vietnam War. The ensuing sequence is a makeshift play where Marianne dresses up as a stereotype Vietnamese woman and Ferdinand as an American sailor. The scene ends on a brief shot revealing a chalk message left on the floor by the pair, "Long live Mao!" (Vive Mao!).
Notably, he also participated in Loin du Vietnam (1967). An anti-war project, it consists of seven sketches directed by Godard (who used stock footage from La Chinoise), Claude Lelouch, Joris Ivens, William Klein, Chris Marker, Alain Resnais and Agnès Varda.
Bertolt Brecht
Godard's engagement with German playwright Bertolt Brecht stems primarily from his attempt to transpose Brecht's theory of epic theatre and its prospect of alienating the viewer (Verfremdungseffekt) through a radical separation of the elements of the medium (in Brecht's case theater, but in Godard's, film). Brecht's influence is keenly felt through much of Godard's work, particularly before 1980, when Godard used filmic expression for specific political ends.
For example, Breathless' elliptical editing, which denies the viewer a fluid narrative typical of mainstream cinema, forces the viewers to take on more critical roles, connecting the pieces themselves and coming away with more investment in the work's content. Godard employs this device as well as several others, including asynchronous sound and alarming title frames, with perhaps his favorite being the character aside. In so many of his most political pieces, specifically Week End, Pierrot le fou, and La Chinoise, characters address the audience with thoughts, feelings, and instructions.
Marxism
A Marxist reading is possible with most if not all of Godard's early work. Godard's direct interaction with Marxism does not become explicitly apparent, however, until Week End, where the name Karl Marx is cited in conjunction with figures such as Jesus Christ. A constant refrain throughout Godard's cinematic period is that of the bourgeoisie's consumerism, the commodification of daily life and activity, and man's alienation - all central issues of Marx's condemning analysis of capitalism.
In an essay on Godard, philosopher and aesthetics scholar Jacques Ranciere states, "When in Pierrot le fou, 1965, a film without a clear political message, Belmondo played on the word'scandal' and the'freedom' that the Scandal girdle supposedly offered women, the context of a Marxist critique of commodification, of pop art derision at consumerism and of a feminist denunciation of women's false'liberation', was enough to foster a dialectical reading of the joke and the whole story". The way Godard treated politics in his cinematic period was in the context of a joke, a piece of art, or a relationship, presented to be used as tools of reference, romanticizing the Marxist rhetoric, rather than solely being tools of education.
Une femme mariée is also structured around Marx's concept of commodity fetishism. Godard once said that it is "a film in which individuals are considered as things, in which chases in a taxi alternate with ethological interviews, in which the spectacle of life is intermingled with its analysis". He was very conscious of the way he wished to portray the human being. His efforts is overtly characteristic of Marx, who in his Economic and Philosophical Manuscripts of 1844 gives one of his most nuanced elaborations, analyzing how the worker is alienated from his product, the object of his productive activity. Georges Sadoul, in his short rumination on the film, describes it as a "sociological study of the alienation of the modern woman".
Revolutionary period
The period that spans from May 1968 indistinctly into the 1970s has been subject to an even larger volume of inaccurate labeling. They include everything from his militant period, to his radical period, along with terms as precise as Maoist and vague as political. The term revolutionary, however, gives a more accurate impression than any other. The period saw Godard align himself with a specific revolution and employ a consistent revolutionary rhetoric.
Films
Amid the upheavals of the late 1960s Godard became interested in Maoist ideology. He formed the socialist-idealist Dziga-Vertov cinema group with Jean-Pierre Gorin and produced a number of shorts outlining his politics. In that period he travelled extensively and shot a number of films, most of which remained unfinished or were refused showings, but the anti-consumerist Week End was released in 1967. His films became intensely politicized and experimental, a phase that lasted until 1980.
According to Elliott Gould, he and Godard met to discuss the possibility of Godard directing Jules Feiffer's 1971 surrealist play Little Murders. During this meeting Godard said his two favorite American writers were Feiffer and Charles M. Schulz. Godard soon declined the opportunity to direct; the job later going to Alan Arkin.[citation needed]
Jean-Pierre Gorin
After the events of May 1968, when the city of Paris saw total upheaval in response to the "authoritarian de Gaulle republic", and Godard's professional objective was reconsidered, he began to collaborate with like-minded individuals in the filmmaking arena. The most notable of these collaborations was with a young Maoist student, Jean-Pierre Gorin, who displayed a passion for cinema that grabbed Godard's attention.
Between 1968 and 1973, Godard and Gorin collaborated to make a total of five films with strong Maoist messages. The most prominent film from the collaboration was Tout va bien, which starred Jane Fonda and Yves Montand, at the time very big stars.
Jean-Pierre Gorin now teaches the study of film at the University of California, San Diego and includes many of Godard's works.
The Dziga Vertov group
The small group of Maoists that Godard had brought together, which included Gorin, adopted the name Dziga Vertov Group. Godard had a specific interest in Vertov, a filmmaker and contemporary of both the great Soviet montage theorists, as well as the Russian constructivist and avant-garde artists such as Alexander Rodchenko and Vladimir Tatlin. Part of Godard's evidently political shift after May 1968 was toward a proactive participation in the class struggle. Vertov's films, particularly his most famous work, Man with the Movie Camera (1929), were very much centered on class struggles.
Later works
His return to somewhat more traditional fiction was marked with Sauve qui peut (la vie) (1980), the first of a series of more mainstream films marked by autobiographical currents: for example Passion (1982), Lettre à Freddy Buache (1982), Prénom Carmen (1984), and Grandeur et décadence (1986). There was, though, another flurry of controversy with Je vous salue, Marie (1985), which was condemned by the Catholic Church for alleged heresy, and also with King Lear (1987), an extraordinary but much-excoriated essay on William Shakespeare and language.
His later films have been marked by great formal beauty and frequently a sense of requiem - films such as Nouvelle Vague (New Wave, 1990), the autobiographical JLG/JLG, autoportrait de décembre (JLG/JLG: Self-Portrait in December, 1995), and For Ever Mozart (1996). Allemagne année 90 neuf zéro (Germany Year 90 Nine Zero, 1991) was a quasi-sequel to Alphaville but done with an elegiac tone and focus on the inevitable decay of age. During the 1990s he also produced perhaps the most important work of his career in the multi-part series Histoire(s) du cinéma, which combined all the innovations of his video work with a passionate engagement in the issues of twentieth-century history and the history of film itself.
Filmography
Directing Filmography
Early Works
* 1954 Opération béton (Operation Concrete)
* 1955 Une femme coquette (A Coquettish Woman)
* 1957 "Charlotte et Véronique," ou "Tous les garçons s'appellent Patrick" ("Charlotte and Véronique," or: "All Boys Are Called Patrick")
* 1958 Une histoire d'eau (A History of Water)
* 1958 Charlotte et son Jules (Charlotte and Her Boyfriend)
French New Wave (1959 - 1967)
Feature Films
* 1959 À bout de souffle (Breathless)
* 1960 Le Petit soldat (The Little Soldier)
* 1961 Une femme est une femme (A Woman Is a Woman)
* 1962 Vivre sa vie (To Live One's Life) - a.k.a. My Life to Live
* 1963 Les Carabiniers (The Riflemen)
* 1963 Le Mépris (Contempt)
* 1964 Bande à part (Band of Outsiders)
* 1964 Une femme mariée, fragments d'un film tourné en 1964 en noir et blanc (A Married Woman: Fragments of a Film Shot in 1964 in Black and White)
* 1965 Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution (Alphaville: One of Lemmy Caution's Strange Cases)
* 1965 Pierrot le fou (Pierrot the Mad)
* 1966 Masculin Féminin, 15 faits précis (Masculine Feminine: 15 Precise Facts)
* 1966 Made in U.S.A.
* 1966 2 ou 3 choses que je sais d'elle (2 or 3 Things I Know About Her)
* 1967 La Chinoise (The Chinese)
* 1967 Weekend
Short Films
* 1961 "La Paresse" (Sloth)
from Les Sept péchés capitaux (The Seven Deadly Sins)
* 1962 "Il Nuovo mondo" (The New World)
from RoGoPaG
* 1963 "Le Grand escroc" (The Big Swindler)
from Les plus belles escroqueries du monde (The World's Most Beautiful Swindlers)
* 1964 "Reportage sur Orly" (Reporting on Orly)
* 1965 "Montparnasse-Levallois"
from Paris vu par... (Paris as Seen by...) - a.k.a. Six in Paris
* 1967 "Anticipation, ou: l'amour en l'an 2000" (Anticipation: or Love in the Year 2000)
from Le Plus vieux métier du monde (The World's Oldest Profession)
* 1967 "Caméra-oeil" (Camera-Eye)
from Loin du Vietnam (Far from Vietnam)
* 1967 "L'amore (Andate e ritorno dei figli prodighi)" (Love: Departure and Return of the Prodigal Children)
from Amore e rabbia (Love and Anger)
Dziga Vertov Group/Political Films (1968 - 1972)
* 1968 Le Gai savoir (Happy Knowledge)
* 1968 Ciné-tracts
* 1968 Un Film comme les autres (A Film Like the Others)
* 1968 One Plus One - a.k.a. (in a version in which the ending was re-cut by the producer) Sympathy for the Devil
* 1968 One A.M. (One American Movie) unfinished
incorporated into One P.M. (One Parallel Movie/One Pennebaker Movie) by D. A. Pennebaker in 1971
* 1969 Communications unfinished
* 1969 British Sounds a.k.a. See You at Mao
* 1969 Pravda
* 1969 Le Vent d'est (Wind from the East)
* 1969 Luttes en Italie (Struggles in Italy)
* 1970 Jusqu'à la victoire (Until Victory) unfinished
incorporated into Ici et ailleurs (Here and Elsewhere) by Godard & Anne-Marie Miéville in 1974
* 1971 Vladimir et Rosa (Vladimir and Rosa)
* 1972 Tout va bien (Everything's Going Fine)
* 1972 Letter to Jane
Transitional Period (SonImage) (1974-1978)
* 1974 Ici et ailleurs (Here and Elsewhere)
* 1975 Numéro deux (Number Two)
* 1976 Comment ça va? (How's It Going?)
* 1976 Six fois deux, sur et sous la communication (Six Times Two: On and Beneath Communication)
* 1978 France/tour/détour/deux/enfants (France/Tour/Detour/Two/Children)
Second Wave (1979-1988)
Feature Films
* 1979 Sauve qui peut (la vie) (Save (Your Life) Who's Able / Run for (Your Life) If You Can) - a.k.a. Every Man for Himself (in North America) and Slow Motion (in the UK)
* 1982 Passion
* 1983 Prénom Carmen (First Name: Carmen)
* 1985 Je vous salue, Marie (I Salute Thee, Marie / Hail Mary)
* 1985 Détective (Detective)
* 1987 King Lear
* 1987 Soigne ta droite, une place sur la terre (Keep Your Right Up: A Place on the Earth)
Short Films/Videos
* 1979 Quelques remarques sur la réalisation et la production du film'Sauve qui peut (la vie)' (A Few Remarks on the Direction and Production of the Film Sauve qui peut (la vie))
* 1982 Lettre à Freddy Buache à propos d'un court-métrage sur la ville de Lausanne (Letter to Freddy Buache Regarding a Short Work About the Town of Lausanne)
* 1982 Changer d'image (To Alter the Image)
from Le Changement a plus d'un titre (Change Has More Than One Title)
* 1982 Scénario du film Passion
* 1983 Petites notes à propos du film Je vous salue, Marie (Small Notes Regarding the Film Je vous salue, Marie)
* 1986 Grandeur et décadence d'un petit commerce de cinéma (Grandeur and Decadence of a Small Movie Concern)
* 1986 Soft and Hard
* 1986 Meetin' WA
* 1987 "Armide"
from Aria
* 1988 Closed Jeans: Marithé François Girbaud, série 1, 1-10 (Closed Jeans: Marithé François Girbaud: Series 1: 1-10)
* 1988 Closed: Marithé et François Girbaud, série 2, 1-7 (Closed: Marithé and François Girbaud: Series 2: 1-7)
* 1988 On s'est tous défilé (We All Filed Past / We All Stole Away / We All Took Cover / We've All Undone Ourselves)
* 1988 La Puissance de la parole (The Power of Speech)
* 1988 "Le Dernier mot/Les Français entendus par..." (The Last Word/The French as Understood by...)
from Les Français vus par... (The French as Seen by...)
1989 - Present: All Works
* 1989 Le Rapport Darty (The Darty Report / The Darty Connection)
* 1990 Marithé François Girbaud: Métamorphojean
* 1990 Nouvelle Vague (New Wave)
* 1991 Allemagne année 90 neuf zéro (Germany Year 90 Nine Zero)
* 1993 Les Enfants jouent à la Russie (The Kids Play Russian)
* 1993 Hélas pour moi (Alas for Me / Oh Woe Is Me)
* 1993 Je vous salue Sarajevo (I Salute Thee Sarajevo / Hail Sarajevo)
* 1994 JLG/JLG, autoportrait de décembre (JLG/JLG: Self-Portrait in December)
* 1995 2 x 50 ans de cinéma français (2 x 50 French Cinema Years)
* 1996 For Ever Mozart
* 1998 Histoire(s) du cinéma (History(s) of the Cinema) - 1988-1998
* 1999 Small Notes Regarding the Arts at Fall of 20th Century: The Old Place (with Anne-Marie Miéville)
* 2000 De l'origine du XXIe siècle pour moi (Of the Origin of the XXIst Century for Me)
* 2001 Eloge de l'amour (Elegy for Love / Ode to Love) - a.k.a. In Praise of Love
* 2002 Liberté et patrie (Freedom and Fatherland) (with Anne-Marie Miéville)
* 2004 Notre musique (Our Music)
* 2006 Vrai faux passeport (True False Passport)
* 2006 Prières pour refuzniks: 1 (Prayers for Refuseniks: 1)
* 2006 Prières pour refuzniks: 2 (Prayers for Refuseniks: 2)
Further reading
* Godard Bibliography (via UC Berkeley) : http://www.lib.berkeley.edu/MRC/godardbib.html
* Almeida, Jane. Dziga Vertov Group. Sao Paulo: witz, 2005. ISBN 85-98100-05-6.
* Dixon, Wheeler Winston. The Films of Jean-Luc Godard. Albany: State University of New York Press, 1997.
* Godard, Jean-Luc: The Future(s) of Film. Three Interviews 2000/01. Bern - Berlin: Verlag Gachnang & Springer, 2002. ISBN 978-3-906127-62-0
* Loshitzky, Yosefa. The Radical Faces of Godard and Bertolucci.
* MacCabe, Colin. 2003. Godard: A Portrait of the Artist at 70. London: Bloomsbury.
* MacCabe, Colin. 1980. Godard: Images, Sounds, Politics. London: Macmillan.
* Morrey, Douglas. 2005. Jean-Luc Godard. Manchester: Manchester University Press. ISBN 0-7190-6759-6
* Silverman, Kaja and Farocki, Harun. 1998. Speaking About Godard. New York: New York University Press.
* Sterrit, David. 1999. The Films of Jean-Luc Godard: Seeing the Invisible. Cambridge: Cambridge University Press.
* Temple, Michael and Williams, James S. (eds). 2000. The Cinema alone: Essays on the Work of Jean-Luc Godard 1985-2000. Amsterdam: Amsterdam University Press.
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consulté le 19 août 2007, à 11h20 GMT
films
2010
Film Socialisme
Une symphonie en trois mouvements
Des choses comme ça
En Méditerranée, la croisière du paquebot. Multiples conversations, multiples langues entre [...](Wild Bunch Distribution/Vega Film)
Jean-Luc Godard est associé(e) à ce film en tant que réalisateur



















