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histoire/société > mali
imprimer | retour Dans les rues de Tombouctou, ville fantôme

source : Internet

Moussa Kaka a été le premier journaliste de la presse internationale à se rendre à Tombouctou depuis la prise de la ville et depuis le début de la destruction du fabuleux patrimoine de cette cité, aujourd'hui devenue ville fantôme.juillet 2012 - faits de société www.rfi.fr/afrique/2012...ombouctou-ville-fantome

Moussa Kaka (envoyé spécial de RFI) :

Trois mois après l'occupation de Tombouctou par les moudjahidines d'Ansar Dine, c'est une ville fantôme qui se présente au premier visiteur. Devant la brutalité des nouveaux maîtres des lieux, les islamistes, tous ceux qui ont pu fuir sont partis.

Amine Touré, un boutiquier, explique : "Les gens qui sont partis, c'était d'abord les Touaregs. Après ils étaient suivis des Arabes. C'est après que les autochtones de Tombouctou, les Songhaïs et les autres communautés noires sont partis".

Ceux qui sont restés souffrent. L'eau et l'électricité sont rationnées, alors que trois groupes électrogènes sur quatre ne fonctionnent pas. En conséquence, les prix ont augmenté, il en coûte ainsi 450 francs Cfa (69 centimes d'euros) pour un kilo de riz.

Subie aussi, la loi de la charia. C'est sans état d'âme que Sanda Ould Bouamana et ses moudjahidines d'Ansar Dine, s'en sont pris au cimetière Sidi Yahia : "Ici il y avait une porte. Les Tombouctiens disent que si on ouvre cette porte, c'est la fin du monde. C'est pour cela qu'on l'a cassée", veut expliquer le leader islamiste. Pour Ansar Dine, les mausolées érigés par les musulmans d'obédience soufie relèvent d'une idolâtrie bannie par l'islam, et ne sont pas compatibles avec la charia que le groupe radical veut instaurer au Mali.

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Lire l'intégralité du récit de Moussa Kaka publié sur le site Web de RFI (en lien).