murmure
source : Presse
Alors que certains d'entre eux ont été emprisonnés pour outrage à la police, les artistes marocains doivent faire face à la pression des islamistes, qui promeuvent un art "halal".juillet 2012 - faits de société www.jeuneafrique.com/Ar...t-la-maniere-forte.htmlLa jeune actrice Fatym Layachi au milieu de détritus. La photo frappe comme un coup de poing en pleine figure. Une réponse d'Othman Zine à l'"art propre" de Najib Boulif, l'un des dirigeants du Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste). "J'ai eu l'idée de ce geste militant, même si je n'aime pas le terme, juste après ses déclarations", explique l'artiste à Jeune Afrique. En novembre 2011, après la victoire du PJD aux élections législatives, l'actuel ministre des Affaires économiques et générales lâchait ces deux mots malheureux : "art propre".
Sans le définir, Boulif visait un art moralement acceptable. Halal, pour ainsi dire. Il s'en expliquait en précisant que "[s]on parti ne permettra pas la réédition de scènes de nus, comme l'a fait Latefa Ahrrare". Fin 2010, la pièce de l'actrice Capharnaüm avait provoqué un tollé dans les médias conservateurs. La jeune femme y apparaissait en sous-vêtements le temps de troquer une tenue masculine pour une burqa. Attajdid, le journal officieux du PJD, avait alors dénoncé ce "strip-tease". Réaction immédiate de l'intéressée lors du Festival international du film de Marrakech : défilant sur le tapis rouge, l'actrice avait remonté les pans de son caftan pour dévoiler ses jambes.
Barbus impétueux contre artistes facétieux, le décor est planté. Depuis des années, les attaques verbales de dirigeants islamistes contre une culture jugée immorale se multiplient. Avant d'être chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane avait dénoncé en 2010 la présence d'Elton John au Festival Mawazine, organisé par la fondation Maroc Cultures que dirige Mounir Majidi, le secrétaire particulier de Mohammed VI. Il s'était indigné de propos prêtés à la star pop britannique et jugés insultants... à l'égard de Jésus.
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Lire l'intégralité de l'article de Youssef Aït Akdim publié dans Jeune Afrique (en lien).























