Murmures
Nouveau catalogue sur l'Art angolais contemporain
août 2009 | | Arts plastiques | Angola
Français
Le triptyque existentiel bantu restitué
C'est l'inévitable constat que l'on peut faire après avoir eu sous la main, le catalogue de la cinquième édition du programme d' incubation plastique, collective, Coopearte, publication éditée par la tenace Galerie Celamar, imprimée et façonnée, pour cette livraison, a Luanda.
L'on peut y lire la vigoureuse synthèse de l'inévitable historien et critique d'art angolais, Simao Souindoula
Scellée en une cinquantaine de pages et imprimée en quadrichromie, cet album, finance par la très appliquée Fondation Art et Culture, en intelligent croisement avec, entre autres partenaires, la nationaliste Banque de Développement d'Angola(BFA) et la constante société pétrolière Total, restitue toutes les étapes qui ont abouti au montage de la resplendissante exposition des œuvres issues du confraternel atelier.
L'on y retrouve, sous une généreuse trame illustrative, l'ambiance de travaux de réalisation d'œuvres, individuelles ou collectives, de programmes de formation, l'ensemble des œuvres produites, la liste, les photographies personnalisees, et de courtes présentations biographiques des artistes ayant participe a la couvaison de l'ile, les images de la cérémonie de vernissage et celles de l' animation musicale, théâtrale et poétique, qui s' en ait suivi.
L'on a encore du plaisir a admirer, en reproduction, parmi la soixantaine d'œuvres sélectionnées et reproduites, les principaux domaines d'exercice choisis par les coopeartistes, a l'image de la traditionnelle peinture a l'huile, traduite par les toiles du vétéran Avelino Kenga, de la grande étoile montante de la peinture angolaise Francisco Dongala et de l' excellent Nsimba Diongo Domingos ainsi que les attrayantes acryliques du génial Sozinho Lopes, de la talentueuse Virginia Romao et de l' habile Mayingui Sabby.
L'on ne se lassera pas d'admirer l'inépuisable utilisation de techniques mixtes dont la grande illustration est contenue dans les tableaux de l' expérimentée Madalena Coelho, le revalorisant tissage avec les rectangles de Marcela Costa, la très humble Maitresse de la Celamar, associée avec Teresa Rafael, la respectable sculpture sur bois illustrée dans les tailles de Dito Pacheco, la vieille céramique montée par le sacerdotale Makiadi Mawanda et l' inattendu Joao Mabuaka Mayembe et, enfin, la fidele photographie, assurée par le doyen Paulino Damiao et le jeune Constancio de Carvalho.
RACINES ANTHROPOLOGIQUES
Ces différentes options esthétiques ont permis aux thaumaturges inspires par l' ile de Cabo, de s' engager dans une dynamique thématique et de mettre en relief, dans des styles, souvent abstrait, impressionniste ou figuratif, le fameux triptyque existentiel de l' art bantu contemporain, à savoir, les inéluctables racines anthropologiques, l'éternelle "femina" respectée, admirée ou bien aimée et la collante adversité sociale.
La sortie du catalogue du cinquième regroupement professionnel de la rue Mortala Mohammed est, a n'en point douter, un signe de la régénération du monde des arts et de la culture en Angola.
En effet, la tenue régulière, annuelle, de ce "studio", avec le soutien, presque exclusif, de partenaires institutionnels et prives, traduit l'émergence d'une plus grande sensibilité mécène en faveur de la créativité plastique dans le pays.
Cet élan artistique perpétue, donc, à merveille, divers aspects de la millénaire plateforme anthropologique du pays.
Celui-ci constituera la garantie de la sauvegarde de son identité historique et de la diversité de ses cultures.
L'on peut y lire la vigoureuse synthèse de l'inévitable historien et critique d'art angolais, Simao Souindoula
Scellée en une cinquantaine de pages et imprimée en quadrichromie, cet album, finance par la très appliquée Fondation Art et Culture, en intelligent croisement avec, entre autres partenaires, la nationaliste Banque de Développement d'Angola(BFA) et la constante société pétrolière Total, restitue toutes les étapes qui ont abouti au montage de la resplendissante exposition des œuvres issues du confraternel atelier.
L'on y retrouve, sous une généreuse trame illustrative, l'ambiance de travaux de réalisation d'œuvres, individuelles ou collectives, de programmes de formation, l'ensemble des œuvres produites, la liste, les photographies personnalisees, et de courtes présentations biographiques des artistes ayant participe a la couvaison de l'ile, les images de la cérémonie de vernissage et celles de l' animation musicale, théâtrale et poétique, qui s' en ait suivi.
L'on a encore du plaisir a admirer, en reproduction, parmi la soixantaine d'œuvres sélectionnées et reproduites, les principaux domaines d'exercice choisis par les coopeartistes, a l'image de la traditionnelle peinture a l'huile, traduite par les toiles du vétéran Avelino Kenga, de la grande étoile montante de la peinture angolaise Francisco Dongala et de l' excellent Nsimba Diongo Domingos ainsi que les attrayantes acryliques du génial Sozinho Lopes, de la talentueuse Virginia Romao et de l' habile Mayingui Sabby.
L'on ne se lassera pas d'admirer l'inépuisable utilisation de techniques mixtes dont la grande illustration est contenue dans les tableaux de l' expérimentée Madalena Coelho, le revalorisant tissage avec les rectangles de Marcela Costa, la très humble Maitresse de la Celamar, associée avec Teresa Rafael, la respectable sculpture sur bois illustrée dans les tailles de Dito Pacheco, la vieille céramique montée par le sacerdotale Makiadi Mawanda et l' inattendu Joao Mabuaka Mayembe et, enfin, la fidele photographie, assurée par le doyen Paulino Damiao et le jeune Constancio de Carvalho.
RACINES ANTHROPOLOGIQUES
Ces différentes options esthétiques ont permis aux thaumaturges inspires par l' ile de Cabo, de s' engager dans une dynamique thématique et de mettre en relief, dans des styles, souvent abstrait, impressionniste ou figuratif, le fameux triptyque existentiel de l' art bantu contemporain, à savoir, les inéluctables racines anthropologiques, l'éternelle "femina" respectée, admirée ou bien aimée et la collante adversité sociale.
La sortie du catalogue du cinquième regroupement professionnel de la rue Mortala Mohammed est, a n'en point douter, un signe de la régénération du monde des arts et de la culture en Angola.
En effet, la tenue régulière, annuelle, de ce "studio", avec le soutien, presque exclusif, de partenaires institutionnels et prives, traduit l'émergence d'une plus grande sensibilité mécène en faveur de la créativité plastique dans le pays.
Cet élan artistique perpétue, donc, à merveille, divers aspects de la millénaire plateforme anthropologique du pays.
Celui-ci constituera la garantie de la sauvegarde de son identité historique et de la diversité de ses cultures.
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