Murmures

Ballet culturel
mai 2004 | | Histoire/société | Cameroun
Source : Yvette Mbogo, Scène d'Ebène (Cameroun)

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L'environnement culturel camerounais connaît depuis le début du mois de mars dernier, un ballet d'artistes étrangers et ceux de la diaspora.
Ce flux est dû à l'ensemble d'événements ou de spectacles qui agrémentent les programmations à cette période de l'année. En ce moment c'est le Fescarhy, festival de la caricature et de l'humour de Yaoundé, qui commence et c'est ainsi qu'on accueilli depuis une semaine en terre camerounaise, Jean-Claude Fournier, l'auteur de la Bande dessinée Spirou. La musique n'est pas à tenu à l'écart de ces instants de fête ; les mélomanes locaux et étrangers habitant Yaoundé ont vu un des leurs, Manuel Wandji, se produire en solo sur la scène du Ccf de la dite localité, accompagné par le groupe Macase. Après quelques années d'absence sur la scène de son pays d'origine, l'artiste a présenté son tout premier album, Mais tu verras, dont le rythme afro reggae (en français) joué avec des percussions, est une réflexion sur l'humanité.
La deuxième édition de la biennale, Abok i Ngoma, festival international de danses et de percussions, d'Elise Mballa Meka, a présenté les différents aspects de la danse. Au cours de cet événement, dont l'objectif visait à créer un lieu privilégié d'échanges entre les cultures chorégraphiques de divers horizons, la danse a été servie dans toute sa diversité. Danses contemporaines, patrimoniales et urbaines (hip hop, rap, break dance, acapuera) ont assuré la présence effective du public tant au Ccf de Yaoundé et à l'Espace culturel Oyenga qui a abrité le village du festival.
On a encore salué ici, le passage du groupe musical tchadien, Tibesti qui a fait danser toutes les tranches d'âge au rythme du Saï, une musique de réjouissance des peuples du Sud-Tchad, obtenue à partir d'un cocktail de sonorités modernes…
Voilà autant d'éléments qui participent à des échanges entre artistes et une concrétisation du métissage culturel.
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