Gabon Passions
Organisée à partir des éléments présentés sur le site gabornat.com (musée virtuel du Gabon, présenté à L'UNESCO en fin 2006) elle présentera des photos, un grand nombres d'objets remarquables, des artistes contemporains Gabonais…
Exposition
du 01 Juillet au 30 Septembre 2007
Horaires : 00:00
Horaires : 00:00
Arts plastiques
Musée du Touquet - Angle de l'avenue du Golf et de l'avenue du Château, 62520 Le Touquet Paris-Plage - France
Français
L'exposition veut également montrer comment l'Afrique, et plus particulièrement le Gabon, ont influencé les artistes européens et notamment ceux qui sont habituellement présentés dans les collections permanentes du musée du Touquet (Vasarely, Magnelli, Poliakoff, Dubuffet…)
En avant-première au Touquet ! L'exposition "Gabon - Passions" imaginée à partir du musée virtuel du Gabon présenté sur le site gabonart.com, et avec l'aide et la collaboration de collectionneurs privés, du photographe Patrice Konrad, du musée de Boulogne sur Mer, et de l'association Patrimoine et Musées en Pays du Montreuillois (2P2M), est présentée en avant-première au musée du Touquet. Elle permettra au plus large public de découvrir différents aspects de la vie de ce pays envoûtant. Par le biais de la photographie, de la vidéo, des arts plastiques ; accompagnés par un large panel d'objets rituels, et usuels, (dont certains, rarissimes, n'ont jamais été présentés), la richesse des traditions et la diversité de la création contemporaine seront envisagées. Interactif, pédagogique, ludique cet évènement soulignera aussi les influences que les Arts Premiers de façon générale et le Gabon en particulier, ont exercé sur des artistes comme Vasarely, Magnelli présents dans les collections permanentes du musée du Touquet, Musée de France…une histoire de passions !
Le Gabon entre terre des bantous (= des hommes) et terre des esprits
Histoire du Gabon
Le nom Gabon : gabao qui signifie "cape", a été donné par les premiers explorateurs portugais du fait de la forme de l'estuaire près de Libreville.
Au delà du contact avec les européens, notamment avec la Traite des Noirs entre le XVIème et le XIXème siècle (avec l'installation de comptoirs portugais, espagnols, mais surtout anglais, français et hollandais) et avec l'occupation de la France au milieu XIXème siècle, qui a confronté des objets usuels et rituels du pays avec l'art occidental ; la diffusion d'objets et de coutumes s'est faite à travers les vagues successives de peuplement de ce pays.
Les pygmées, peuple nomade, sont déjà installés au Gabon à l'arrivée des différents peuples bantous entre le XIVème siècle et le XIXème siècle. Les connaissances au sujet des vagues de migrations antérieures sont très rares, mais le Gabon possède des vestiges préhistoriques concernant des artefacts humains. Entre ces deux dates, il existe deux vagues de migrations : l'une au nord où s'installent les Fang principal groupe ethnique du Gabon, les Bakwele, les Mbete et les Kota ; et l'autre au sud avec notamment les Punu, les Lumbo (ayant fuis vers le Sud pour échapper à la pression des Fang), et les Vili et les Teke, peuple venant du Congo. Au centre, des peuples habitant autrefois le nord du Gabon ont fui les razzias et les pillages des peuples alentours.
Le Gabon entre terre des bantous (= des hommes) et terre des esprits (suite)
Tous ces peuples, environ 40 groupes ethniques, se situent aujourd'hui dans un territoire qui s'étend sur 267 667 km2. Le Gabon, à cheval sur l'équateur, est occupé à 85% par la forêt (végétation luxuriante qui abrite 13 parcs nationaux) avec 800 km de côtes, et présente un climat équatorial. La population est quant à elle éparpillée entre le milieu forestier assez dense et de rares villes, et compte un peu plus d'un million d'habitants. La population se concentre donc surtout sur les côtes et des villages le long des rivières. De même le Gabon compte un axe de communication important entre le littoral et l'intérieur : le fleuve Ogooué couvrant les trois quarts du pays où les premiers Bantous se sont établis dès le XIIème siècle.
Ces données géographiques permettent de mieux comprendre les rapports entre l'homme et son milieu, le monde dans lequel a vécu et vivent encore ces différents peuples qui fabriquent des objets en relation avec leur milieu, et pourquoi ils utilisent la forêt pour certains rites.
Aujourd'hui le Gabon préserve ses traditions et sa culture spécifique liées au culte des ancêtres et aux relations entre l'homme et les esprits (de la forêt et des ancêtres). Du fait de l'essor de la christianisation et de l'Islam et donc de l'acculturation croissante, certaines pratiques sont peu à peu abandonnées et perdent leur signification originelle. C'est par l'action de certains artistes gabonais (chanteurs, artistes peintres…) et du gouvernement gabonais que ce patrimoine est préservé et valorisé à travers le monde notamment en 2006 avec l'inauguration du musée virtuel gabonais par l'UNESCO.
Modèle des artistes européens dès la première moitié du XXème siècle, le Gabon est un pays envoûtant mais pourtant méconnu. C'est donc à travers des expositions temporaires comme "Gabon Passions" que le voile peut se lever sur ce pays riche en création artistique et détenteur de savoirs ancestraux…
En avant-première au Touquet ! L'exposition "Gabon - Passions" imaginée à partir du musée virtuel du Gabon présenté sur le site gabonart.com, et avec l'aide et la collaboration de collectionneurs privés, du photographe Patrice Konrad, du musée de Boulogne sur Mer, et de l'association Patrimoine et Musées en Pays du Montreuillois (2P2M), est présentée en avant-première au musée du Touquet. Elle permettra au plus large public de découvrir différents aspects de la vie de ce pays envoûtant. Par le biais de la photographie, de la vidéo, des arts plastiques ; accompagnés par un large panel d'objets rituels, et usuels, (dont certains, rarissimes, n'ont jamais été présentés), la richesse des traditions et la diversité de la création contemporaine seront envisagées. Interactif, pédagogique, ludique cet évènement soulignera aussi les influences que les Arts Premiers de façon générale et le Gabon en particulier, ont exercé sur des artistes comme Vasarely, Magnelli présents dans les collections permanentes du musée du Touquet, Musée de France…une histoire de passions !
Le Gabon entre terre des bantous (= des hommes) et terre des esprits
Histoire du Gabon
Le nom Gabon : gabao qui signifie "cape", a été donné par les premiers explorateurs portugais du fait de la forme de l'estuaire près de Libreville.
Au delà du contact avec les européens, notamment avec la Traite des Noirs entre le XVIème et le XIXème siècle (avec l'installation de comptoirs portugais, espagnols, mais surtout anglais, français et hollandais) et avec l'occupation de la France au milieu XIXème siècle, qui a confronté des objets usuels et rituels du pays avec l'art occidental ; la diffusion d'objets et de coutumes s'est faite à travers les vagues successives de peuplement de ce pays.
Les pygmées, peuple nomade, sont déjà installés au Gabon à l'arrivée des différents peuples bantous entre le XIVème siècle et le XIXème siècle. Les connaissances au sujet des vagues de migrations antérieures sont très rares, mais le Gabon possède des vestiges préhistoriques concernant des artefacts humains. Entre ces deux dates, il existe deux vagues de migrations : l'une au nord où s'installent les Fang principal groupe ethnique du Gabon, les Bakwele, les Mbete et les Kota ; et l'autre au sud avec notamment les Punu, les Lumbo (ayant fuis vers le Sud pour échapper à la pression des Fang), et les Vili et les Teke, peuple venant du Congo. Au centre, des peuples habitant autrefois le nord du Gabon ont fui les razzias et les pillages des peuples alentours.
Le Gabon entre terre des bantous (= des hommes) et terre des esprits (suite)
Tous ces peuples, environ 40 groupes ethniques, se situent aujourd'hui dans un territoire qui s'étend sur 267 667 km2. Le Gabon, à cheval sur l'équateur, est occupé à 85% par la forêt (végétation luxuriante qui abrite 13 parcs nationaux) avec 800 km de côtes, et présente un climat équatorial. La population est quant à elle éparpillée entre le milieu forestier assez dense et de rares villes, et compte un peu plus d'un million d'habitants. La population se concentre donc surtout sur les côtes et des villages le long des rivières. De même le Gabon compte un axe de communication important entre le littoral et l'intérieur : le fleuve Ogooué couvrant les trois quarts du pays où les premiers Bantous se sont établis dès le XIIème siècle.
Ces données géographiques permettent de mieux comprendre les rapports entre l'homme et son milieu, le monde dans lequel a vécu et vivent encore ces différents peuples qui fabriquent des objets en relation avec leur milieu, et pourquoi ils utilisent la forêt pour certains rites.
Aujourd'hui le Gabon préserve ses traditions et sa culture spécifique liées au culte des ancêtres et aux relations entre l'homme et les esprits (de la forêt et des ancêtres). Du fait de l'essor de la christianisation et de l'Islam et donc de l'acculturation croissante, certaines pratiques sont peu à peu abandonnées et perdent leur signification originelle. C'est par l'action de certains artistes gabonais (chanteurs, artistes peintres…) et du gouvernement gabonais que ce patrimoine est préservé et valorisé à travers le monde notamment en 2006 avec l'inauguration du musée virtuel gabonais par l'UNESCO.
Modèle des artistes européens dès la première moitié du XXème siècle, le Gabon est un pays envoûtant mais pourtant méconnu. C'est donc à travers des expositions temporaires comme "Gabon Passions" que le voile peut se lever sur ce pays riche en création artistique et détenteur de savoirs ancestraux…
Partager :