Critique
pub...
plus d'infos en lien avec cet article
| redacteursOlivier Barlet personnesFanta Régina Nacro traducteursMelissa Thackway | filmVivre Positivement |
A lire aussi ...
L'atrocité et le regret
La représentation de la femme dans les cinémas d'Afrique noire
La Nuit de la vérité
Rencontre professionnelle "Scénarios du Sud" (AIF et CNC)
Cannes 2001, au jour le jour
Cannes 2000, au jour le jour
Relou
Africa, Africas
Cannes 2001 ou l'Afrique des ténèbres
Bintou
"La vérité ne tue pas l'amitié"
La femme, une figure libératrice
Le Fespaco 2001 au jour le jour
Femmes et hommes dans les cinémas d'Afrique noire
Pas d'histoire!
also to read in :
Vivre positivement
de Régina Fanta NacroOlivier Barlet
Il y a une façon de cadrer une personne et de l'éclairer qui la magnifie et souligne son humanité. Fanta Régina Nacro possède cet art et "Vivre positivement", qui regroupe essentiellement la parole des gens, se voit dès lors non seulement sans ennui mais avec une réelle émotion. Alors que son précédent court-métrage, "Le Truc de Konaté", invitait à utiliser les capotes en une fiction pleine d'humour et superbement menée, ce film franchit le pas de l'intime du vécu pour lutter contre l'exclusion des sidéens sous toutes ses formes. L'appel à la tolérance du leader religieux qui ouvre le film donne le ton . L'enjeu est de pouvoir dire sa maladie et continuer à vivre normalement. "L'amour fait partie du traitement" : être humain et non reclus pour pouvoir affronter la maladie. Cela passe par la possibilité pour les femmes séropositives d'avoir un enfant. En centrant ainsi son film sur le droit de vivre et de procréer, Fanta Nacro développe une vision positive loin de tout misérabilisme. La parole libre qu'elle capte avec un grand respect pour les êtres prend ainsi toute sa force et fait de ce film sincère bien davantage qu'un simple documentaire de plus sur le sida : un émouvant manifeste contre le rejet et pour l'affirmation de soi.
Olivier Barlet
















